Exclu Nordpresse: Facebook activera dés demain le bouton R.I.P !

« Suite à l’élan de sympathie envers les artistes décédés les 2 dernières semaines, Facebook devrait mettre en service le bouton « R.I.P » dans les prochaines heures. »
Nous informe Steven Mustard, conseillé en communication chez Facebook.

Certain de leur succès d’autre boutons comme « Non à l’immigration », « Nos SDF d’abord », « Je suis un con », et d’autres verront le jour dans les semaines à venir.

En attendant, voici une interview exclusive de Francis Lalanne:

Il avait posé ses bottes de sept lieues parce qu’on ne lui parlait que de ça. Il vient de les enfi­ler de nouveau. Tout un symbole. Fran­cis Lalanne a eu l’im­pres­sion de s’être perdu. Il explique pourquoi.

Le chan­teur du tube « La maison du bonheur » vient de signer un recueil de poèmes ( De mémoire amou­reuse, éditions Fortuna), orga­nise un Cyber-Tour auda­cieux, initié sur YouTube avec le clip « Suli Avunga ». Et répond à toutes les ques­tions qui dérangent.

Pas de maison.

« J’ha­bite le vent, j’ha­bite les rencontres, j’ha­bite l’in­connu, la surprise, la maison que je ne connais pas encore. Beau­coup de gens croient qu’ils créent leur chemin, alors que c’est le chemin qui nous crée. Moi je ne sais pas la veille où je vais habi­ter le lende­main. Si vous me deman­dez, là, où je vais coucher ce soir ? Je n’en sais rien. Je sais que j’ai un train à prendre, je sais dans quelle ville je vais, je saurai au dernier moment où je dormi­rai. Et si c’est à l’hô­tel, c’est que je n’au­rai fait aucune rencontre. Ce ne sont pas des paroles en l’air, c’est la vérité. »

L’argent

« On n’a pas besoin de tant d’argent que ça ! Plus on possède de choses et plus on est possédé par elles. Moi je ne possède rien. Il y a deux ans, quand j’ai perdu ma mère, suite à une inter­ven­tion sur le col du fémur, je me suis senti seul au monde et n’ai pas trouvé alors, dans mon entou­rage, le soutien que j’es­pé­rais. Au contraire. Tous les masques sont tombés et j’ai enchaîné une suite de décep­tions amicales, amou­reuses, profes­sion­nelles, fami­lia­les… Du coup j’ai eu envie de me défaire de tout ce qui me restait comme biens. De prendre ce que j’ap­pelle mon « sac à rien » et mon « sac à tout », une valise, quelques fringues, mes bottes, et de partir. Je n’ai pas d’éco­no­mies, je n’ai rien mis de côté. L’argent, quand j’en ai, je l’en­voie à mes enfants pour payer leurs études. Je n’ai pas d’at­taches. »

Le sexe, les grou­pies

« A une époque, j’étais traqué par les grou­pies. On ne peut pas imagi­ner ce qu’on peut vivre quand on est un chan­teur qui commence à toucher un public ado : des filles m’at­ten­daient nues dans mon lit ou planquées dans les armoire des chambres d’hô­tels. Mais j’ai toujours mis un point d’hon­neur à n’avoir aucun échange amou­reux avec une admi­ra­trice. Parce qu’u­ti­li­ser l’ad­mi­ra­tion de quelqu’un pour assou­vir un besoin sexuel, pour moi, aurait été indigne, une sorte d’abus de posi­tion domi­nante. Je ne peux pas éprou­ver de plai­sir avec un parte­naire char­nel si le senti­ment n’est pas nourri dans une forme d’échange d’égal à égal. Utili­ser la fasci­na­tion, c’est comme une forme de viol. D’ailleurs, une des premières chan­sons que j’ai écrites quand j’ai commencé à vivre cela parle à une grou­pie et lui dit : « Rentre chez toi ». »

La drogue

« En tant que hippie, j’ai suivi le cursus clas­sique, y compris dans le carac­tère illi­cite de certaines substances que j’ai pu absor­ber. S’il n’y avait pas eu la chan­son, j’au­rais sans doute pu sombrer dans la drogue. Car les para­dis arti­fi­ciels c’est ce que l’on recherche quand on a l’im­pres­sion de vivre en enfer. Mais à partir du moment où on vit de sa passion, on ne ressent pas la coro­sion du réel. La musique a trem­placé toutes ces substances. C’est celle qui me fait planer le plus loin possible. »

La corrup­tion dans le foot

« j’ai été président d’un petit club (l’AS Fres­noy-le-Grand) pendant dix ans. Ce qui m’étonne, c’est qu’aujourd’­hui les gens semblent décou­vrir qu’il y a de la corrup­tion dans le foot parce que le FBI – qui ferait mieux de s’oc­cu­per des séna­teurs améri­cains avec des comptes aux îles Caïmans- nous le dit. Tout d’un coup on le découvre ? Non mais soyons sérieux ! Jusque là tout le monde le savait et s’en foutait. Il y a de quoi rire ! »

La poli­tique

« J’avais initié un mouve­ment écolo­gique. C’était un enga­ge­ment de citoyen dans lequel je me suis perdu. Je l’ai fait de manière honnête et intègre, mais quand le mouve­ment que j’ai créé n’a plus été fidèle aux enga­ge­ments qui avaient été pris vis à vis de nos élec­teurs –on a quand même fait 4% aux Euro­péennes-, je suis parti. Dès qu’on a eu un peu de succès, de pouvoir, les gars qui se battaient avec moi ont commencé à vouloir un siège et donc à vouloir faire des alliances, alors que les gens nous avaient juste­ment suivis sur notre indé­pen­dance. Le système poli­ti­cien tel qu’il fonc­tionne aujourd’­hui ne peut pas permettre l’éclo­sion de la sincé­rité ou de l’au­then­ti­cité, c’est pourquoi je vote blanc dans l’es­poir qu’on comp­ta­bi­lise un jour les blancs comme un véri­table vote. C’est un combat que je mène. Et aujourd’­hui, en France, la majo­rité poli­tique, c’est celle-là ! »

Danse avrec les stars

« La société média­tique actuelle te montre systé­ma­tique­ment dans autre chose que la pratique de ton art. Le problème, c’est qu’à un moment, tu ne fais plus que ça. Alors Danse avec les stars –qui est une émis­sion de qualité-, plus tout le reste, aujourd’­hui, je refu­se­rais. Parce que je suis allé trop loin. Ma vérité, c’est d’exer­cer mon métier de chan­teur, d’être un voya­geur, de rencon­trer les hommes et de racon­ter leurs histoires. Ma vérité, c’est d’en­fi­ler mes bottes de sept lieues qui font partie de mon imagi­naire et d’al­ler au-devant de mino­ri­tés cultu­relles dont la langue est en train de dispa­raître et d’or­ga­ni­ser des concerts ensemble. »

 

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