90% des journalistes web sont des chimpanzés.

Une récente enquête du journal d’investigation Nordpresse.be montre que 90% des journalistes web sont en fait des chimpanzés payés pour copier/coller des dépèches AFP/Belga, chercher des buzz sur des tabloïds anglais et chercher les photos de victime d’accidents sur leur compte Facebook.

Nous avons interrogé un des derniers véritables journalistes web qui exerce encore aujourd’hui dans une rédaction bien connue:

Notre métier a bien changé depuis l’arrivée d’internet. La principale conséquence de cette évolution est que les chefs de rédactions ont petit à petit été remplacés par des gens sur-diplômés en marketing et tous les journalistes ont peu à peu disparus. Petit à petit à tous les échelons, les journalistes ont quitté le bateau et ont été remplacés par des chimpanzés dressés pour copier/coller des dépèches, chercher des buzz stupides ou chercher sur Facebook la photo du gamin de 14 ans qui vient de crever dans un accident de voiture. On nous met dans la tête qu’un buzz rapporte toujours plus qu’un procès, qu’il ne faut pas hésiter à entrer dans la vie des gens, à poster des photos trash,… L’important c’est de faire du clic, encore du clic, pour satisfaire nos annonceurs.
Tous les journalistes intègres ont quitté la profession et sont partis vers d’autres métiers. Les seuls humains qu’il reste encore dans les rédactions sont soit dépressifs, soit n’ont pas le choix financièrement parlant. Il reste bien sûr une 3ème catégorie de personnes qui ont un QI se rapprochant du chimpanzé et à qui cela ne pose aucun problème d’écrire de tels torchons et de s’abaisser aussi bas.
Dans mon cas, il me reste 2 ans à tirer, j’ai sous mes ordres 15 chimpanzés et donc c’est assez tranquille.
Ce n’est pas notre faute, à l’heure actuelle, les gens veulent du buzz, du trash. Ils ne liront jamais plus un article de fond de 3 pages, ils veulent une image drôle avec un chat dessus pour la partager à leurs amis sur Facebook. Donc pour ça, des chimpanzés payés en cacahuètes, c’est l’idéal.

A la rédaction de Nordpresse, nous militons pour le slow-journalism, qui, à l’instar du slow-food, prône du journalisme qui prend son temps, pour délivrer une information dense et de qualité.

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