L’établissement a ouvert ses portes lundi, à six heures précises. Une file s’était déjà formée depuis cinq heures quarante.
L’initiative, présentée comme « une simple adaptation aux horaires des travailleurs », est en train de bouleverser plusieurs décennies de certitudes nutritionnelles.
« On a longtemps opposé le sucré et le salé au petit-déjeuner », explique un nutritionniste. « Cette friterie balaie le débat. La réponse était la frite. Elle a toujours été la frite. »
Plusieurs universités ont annoncé le lancement d’études longitudinales sur les effets d’un tel régime matinal. Les premiers résultats sont attendus dans huit ans.
En attendant, l’établissement affiche complet tous les matins. Le gérant, débordé, envisage d’ouvrir dès quatre heures. « Mais là, on entre dans autre chose », prévient-il.
