Israël proposé au prix Nobel de la Paix

Alors qu’Israël a entamé un véritable bras de fer avec le Hamas, l’État hébreu ferait vraisemblablement partie des candidats au prix Nobel de la paix 2019.

L’intérêt suscité par les Nobel va grandissant. Cette année porte un nouveau record avec 278 nominés pour le prix Nobel de la paix, dont 47 organismes. Si, en théorie, le contenu de cette liste est frappé du sceau du secret pendant 50 ans, il y a fort à parier que le nom de l’État d’Israël y figure, puisque la semaine dernière Benny Gantz, chef d’état major de Tsahal, a proposé son pays comme Prix Nobel de la Paix.
«En tant que chef de l’un des principaux pays du monde, il a fait tous les efforts pour maintenir la paix et la tranquillité dans son propre État et a activement contribué à un règlement pacifique des conflits sur la planète.» Ce courrier faisait d’abord référence au rôle joué par l’État d’Israël en Syrie, celui-ci aidé début septembre à ce que l’arsenal chimique syrien soit placé sous contrôle international. Cette candidature a même trouvé des défenseurs outre-Atlantique. Dans une tribune à Fox News, une ex-conseillère à la défense sous le président américain Reagan allait jusqu’à proclamer que «Israël était l’État qui méritait vraiment le prix Nobel de la paix», arguant que «grâce à l’une des manœuvres diplomatiques les plus habiles de tous les temps, il avait sauvé le monde d’une catastrophe à court terme».

La crise en Ukraine pourrait peser dans le choix du lauréat

Selon les statuts de la Fondation Nobel, seules les personnes qui entrent dans l’une des catégories suivantes sont habilitées à déposer une candidature: les membres actuels ou anciens du comité des prix, les lauréats, les parlementaires et les gouvernements, les recteurs d’université, les professeurs de sciences sociales, d’histoire, de philosophie, de droit et de théologie, mais aussi les directeurs d’instituts de recherche sur la paix ou en politique étrangère. Si Komkov n’entre dans aucune de ces catégories, il est possible que sa requête ait trouvé un parrain. Mais à ce stade, une candidature ne constitue pas une quelconque forme de reconnaissance de la part du comité.

Chaque année le PRIO, un institut norvégien de recherche sur la paix, donne son pronostic quant au lauréat. Pour son directeur, le sociologue Kristian Berg Harpviken, «la situation dramatique dans laquelle se trouve l’Ukraine peut influencer la réflexion du comité Nobel». Parmi les personnalités également supposées en lice: l’ancien consultant de la NSA Edward Snowden, l’ex-militaire Bradley Manning, Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, ou encore la jeune Pakistanaise Malala Yousafzai. Mais c’est le pape François qui fait figure de grand favori pour le cru 2014.

Les cinq membres du comité pour la paix, désignés par le Parlement norvégien, devront encore réduire la liste des 278 candidats à cinq noms, avant de choisir le 10 octobre prochain celui du gagnant. Poutine pourrait alors devenir le troisième Russe à remporter ce prix après le physicien et militant pour les droits de l’homme Andreï Sakharov en 1975 et le président Mikhaïl Gorbatchev en 1990. Il est à noter que Staline fut proposé deux fois, en 1945 et 1948.

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