Face à la crise des migrants, Michel demande aux Belges “de migrer ailleurs”

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Le premier ministre Charles Michel (MR) a dernièrement fait une proposition, pour le moins, étonnante. Face à une crise des migrants d’envergure internationale, le premier ministre en a profité pour demander au peuple belge de migrer à son tour.

« Il faut savoir être clairvoyant : la Belgique ne permettra plus, dans un avenir proche, d’accueillir d’autres migrants. Or, la vague migratoire continue de perséverer à travers toute l’Europe. Force est de constater que nous serons, prochainement, contraints de nous exiler à notre tour », a expliqué Charles Michel.

Si l’idée peut sembler loufoque, elle a le don de rassembler les différentes couleurs politiques. Ainsi, par le biais d’un communiqué, le bourgmestre de Mons, Elio Di Rupo (PS) s’est avancé sur cette proposition : « Mes parents sont, eux-mêmes, issus de l’immigration », peut-on lire sur son communiqué. « Eux, comme de nombreux autres italiens, grecs, polonais ou marocains ont écrit l’histoire de leur pays natal, mais également de la Belgique. Ce serait leur rendre hommage que de quitter, à notre tour, notre Plat Pays, afin d’écrire une nouvelle histoire ailleurs. »

Pour ne pas paraître sauvage, cette nouvelle vague migratoire, appelée « Migrant 2.0 » par le premier ministre, se devra d’être réfléchie et contrôlée. Ainsi, bateaux et autres avions seront affrétés pour les citoyens belges, tant flamands, que wallons. « Les destinations prédéfinies sont les Etats-Unis et le Canada. Néanmoins, nous ne fermons pas la porte aux pays orientaux. Dans la mesure où Daesh serait contrôlé, nous pourrions évoquer des vols directs vers la Syrie afin que les futurs Belgo-Syriens y développent une nouvelle Belgique. »

Une fois l’opération « Migrant 2.0 » menée, la Belgique compensera les départs par des arrivées massives. « Les Syriens trouveront refuges dans notre Royaume, dépourvus de Belges. De cette manière, nous espérons sensibiliser le pays tout entier aux conditions des migrants. »

Au parlement, l’idée fait jaser. De son côté, Bart De Wever (NVA) se dit prêt à défendre l’idée. « À condition que cela ne porte pas préjudice à la Flandre et à Anvers », précise-t-il.

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