COP 21 : « Il faut se wretwrousser le Manche contre la hausse du niveau des mers »

« C’est les pieds dans la mer qu’on voit le mieux la mer », dit la sagesse populaire… Face à l’urgence, nos dirigeants ont su enfiler leur moule-boules de travail pour proposer des moyens efficace de lutter contre la hausse du niveau des mers. C’est qu’il s’agit de se « wretwrousser le Manche », comme l’a affirmé d’un commentaire pince sans rire so british la Reine mère Elisabeth d’Angleterre.

Voici quelques-unes des mesures qu’on s’est engagé à prendre dans différentes parties du monde.

« Allez hop, on écope »

A Marseille, les cafetiers ont pris l’engagement ferme de ne servir que des pastis allongés d’eau de mer aux « Parigots tête de veau » qui viennent en villégiature sur la Cannebière. Ils se feront un plaisir de leur expliquer que oui, c’est un peu salé, mais c’est pour faire baisser le niveau de la Méditerranée.

Dans le même ordre d’idées, les dirigeants de l’OCDE se sont engagés à obliger les chômeurs à vider l’océan à la petite cuiller pour rendre le goût du travail à ces feign… à ces personnes qui ont besoin de reprendre confiance en elles en retrouvant une utilité sociale.

« Tout corps plongé dans l’eau »…

N’en déplaise aux mauvaises langues, nos politiques sont des gens de principe, d’Archimède en l’occurrence. C’est tout con, mais il fallait y penser. Si on évite de balancer des trucs dans la mer et qu’on va plus loin en la vidant au maximum de tout ce qui s’y trouve, on compense la hausse due à la dilatation de l’eau et à la fonte des glaces.

Le Japon s’est donc logiquement engagé à accentuer la pêche à la baleine. Les îles Feroé feront de même avec les dauphins. Le Marineland va quintupler ses effectifs d’orques en captivité. Tous ces efforts, toute cette abnégation, c’est beau ! « Pour peu, même les sardines décideraient de se serrer encore un peu plus pour accueillir une ou deux congénères en plus au fond de cette boîte» a commenté Laurent Fabius les larmes aux yeux.

Tant qu’on parle de la France, elle ira repêcher ses fûts radioactifs immergés du côté de Mururoa. Ou plutôt les fera récupérer par les pêcheurs de perles locaux qui iront ensuite jouer les sherpagnes dans l’Himalaya pour stocker les tonneaux de déchets d’uranium en haut de l’Everest.

Côté belge, Léo Vanderelst a promis de ne plus nourrir ses héros du gazon qu’avec des frik-tiches, matin, midi et soir, histoire de soutenir l’effort international de surpêche.  Sous la pression internationale (surtout celle des Japonais qui menaçaient de venir faire un petit tour dans nos eaux territoriales), Charles Michel s’y est engagé : Maggie De Block ne mettra plus jamais un orteil dans la mer du Nord. Elio Di Rupo a jeté un petit froid dans l’assemblée en affirmant qu’il était prêt à s’allier avec le PTB pour faire une vraie politique de gauche afin d’endiguer la hausse du MR. Renseignement pris, il avait mal compris la question à cause d’un méchant acouphène chopé la veille lors des bals de clôture de Mons 2015.

Enfin, et c’est bien la moindre des choses, les candidats subsahariens à l’exil en Europe devront désormais d’abord passer leur brevet de 32.000 mètres avant d’embarquer pour la terre promise. Après tout, comme dirait le sémillant leader du parti néo-nazi aube dorée : « Si on compte 3500 noyés par an qui font en moyenne quarante kilos, ça fera 140 tonnes de déchets (sic) en moins dans notre mer annuellement». Et le petit fripon d’ajouter : « Ainsi, on pourra dire qu’on a une mer Al-égée ». Comme quoi, le rire reste le propre de l’homme, même quand il a les pieds dans l’eau.

 

 

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