Bons saints ne sauraient mentir… (NICHONS)

Tout le monde le sait, même un enfant de six ans (c’est Joëlle qui le lui a expliqué): le mois de décembre est le plus festif de l’année.

Les premiers jours sont dédiés aux fêtes patronales, au cours desquelles des petits hommes en bleu postés sur nos routes collectent des fonds au profit de leurs œuvres. La suite est parsemée d’autres fêtes mais certains saints, tout autant connus, n’ont pas les faveurs d’une inscription dans le calendrier.

C’est le cas de Saint-Glinglin qui cherche toujours sa place dans la semaine des quatre jeudis. C’est également celui de Saint-Frusquin qui, à force de se trouver toujours comme une sorte d’annexe en fin de phrase, ne parvient pas à intégrer le peloton.

A défaut de personnalité juridique, il en va de même pour Syndicat. Etant donné toutefois que depuis un an, il a enfin un visage, on lui a attribué une place dans le calendrier: le 7 janvier, en compagnie de Sainte-Raymonde.

Quant à Sainte-Nitouche, reine des faux-culs (et faux seins?), elle trouve dorénavant place le 28 décembre aux côtés des Saints-Innocents dont on vient d’apprendre qu’ils patronnent les brocanteurs.

Pour être mieux connus, d’autres songent à changer d’orientation et c’est ainsi que Saint-Pol de Léon en Bretagne envisage de se (re)convertir en centre de thalassothérapie.

Par contre, d’autres souhaiteraient rentrer dans l’anonymat. C’est le cas de Syntaxe, déprimée d’être de plus en plus malmenée notamment par les stars du football qui dribblent sa rigueur lors de leurs interviews d’après-match. Dans un grand élan de Saint-Pathie, nos différents Gouvernements ont saisi la balle au bond et l’ont récupérée sous le vocable de Cinq Taxes.
Que tout ceci ne m’empêche pas de vous souhaiter saint-serrement (de mains) de bonnes fêtes!

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