Le résumé, publié en ligne par une lectrice, tient en quarante-sept mots. Il couvre l’intégralité de l’intrigue, y compris le retournement final.
Le post a été partagé plus de cent mille fois en trois jours, souvent accompagné de la mention « merci, ça m’a fait gagner deux semaines ».
Contacté, l’auteur n’a pas contesté. Il a même salué « un travail de synthèse remarquable, plus efficace que le mien ».
Il a par ailleurs reconnu avoir « fait durer » afin d’atteindre une épaisseur susceptible d’impressionner en librairie.
« Un roman de deux cents pages, on l’oublie », explique-t-il. « Un roman de neuf cents, on le pose sur la table basse. C’est un objet, pas seulement un texte. »
Son éditeur a annoncé une réédition. Elle comptera mille cent pages.
