Les données d’analyse ont d’abord été jugées défectueuses. Un lecteur aurait passé quatre minutes et douze secondes sur un article de mille deux cents mots, avec un défilement régulier jusqu’au dernier paragraphe.
« On voit parfois des gens atteindre le milieu », explique le responsable de l’audience. « Le dernier paragraphe, non. Le dernier paragraphe, personne ne le lit. Même nous, on ne le relit pas. »
Une vérification technique a été demandée afin d’écarter l’hypothèse d’un robot ou d’un onglet resté ouvert.
Les résultats ont confirmé un comportement humain : pauses irrégulières, retours en arrière, ralentissement sur un passage précis.
La rédaction a marqué l’événement par un moment de silence. Le journaliste concerné a été félicité, puis interrogé sur ses méthodes.
Il a répondu qu’il avait « juste écrit un truc intéressant ». La piste a été jugée peu exploitable.



