Le film s’ouvre sur un plan fixe d’une fenêtre. Il s’achève, cent quatre-vingt-deux minutes plus tard, sur le même plan.
Entre les deux, un homme fait bouillir de l’eau, s’assoit, et regarde dehors. Il ne prononce aucune parole.
La projection a été saluée par une ovation de onze minutes, soit plus que la durée totale des mouvements de caméra.
« C’est une audace radicale du vide », écrit un critique. « Un refus frontal de la narration. Chaque seconde de non-événement est une gifle adressée au cinéma commercial. »
Le réalisateur, interrogé en conférence de presse, a expliqué qu’il avait manqué de budget pour la suite du scénario. Cette déclaration a été interprétée comme « une nouvelle provocation ».
Le film sort en salles en novembre. Deux cinémas belges l’ont programmé.
