L’attribution d’une rémunération de 1.250 euros par jour presté à l’ancien directeur de GIAL, Jean-Marc Goeders, entre 2008 et 2015 a été accordée en toute connaissance du Conseil d’administration de GIAL composé notamment de représentants des partis de la majorité et de la Région bruxelloise. Elle a été décidée car il n’y avait guère d’autre choix pour assurer la continuité de la gestion d’une organisation en charge de l’informatique et de la bureautique de tous les services de la Ville de Bruxelles, a affirmé l’échevine Karine Lalieux (PS). Elle était à cette époque présidente de GIAL, un mandat qu’elle précise avoir exercé au fil des ans sans avoir perçu de jetons de présence.

« Ce n’est pas dans les valeurs que je défend de payer autant, mais face à la situation nous n’avions pas le choix pour assurer la continuité d’un service public en difficulté« , a expliqué Karine Lalieux à l’agence Belga.

L’échevine a tenu à rappeler qu’à son arrivée en 2007, à la présidence de GIAL, ce navire informatique a été mis entre les mains d’un manager de crise, après l’ouverture de poursuites judiciaires contre les deux directeurs de l’époque.

Pour le remplacer, un an à un an et demi plus tard, un appel à candidatures a été lancé. Quatre candidats ont été auditionnés par le conseil d’administration composé aussi de membres de l’opposition, et de trois indépendants, compétents en la matière. Par soci de transparence, le CA était réuni très régulièrement (18 fois en 2008).

Toujours selon l’échevine, Jean-Marc Goeders affichait une solide expérience en informatique y compris à l’international. Il avait l’expérience requise pour reprendre une boîte en difficulté. Son contrat d’entreprise a été négocié par deux cabinets d’avocats.

« A mon arrivée, il y avait douze contrats de management. J’ai commencé à nettoyer cela. A mon départ, il n’en restait plus que trois. Mon successeur (ndlr M. Ouriaghli) a poursuivi le travail« , a-t-elle encore dit.

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