Étrange corrélation entre le vote FN et les fans de Johnny

 

Comprendre la musique de Johnny en l’analysant localement. C’est le choix fait par le musicologue Jean-Philippe Smet ; il a donc réalisé une étude pour identifier les fans de Johnny : leurs occupations, leurs origines, leurs diplômes. Et, très vite, il s’est rendu compte d’une chose intrigante, les Fans de Johnny se situent en majorité dans des régions où le vote FN est le plus important. Coïncidence ? Oui et non ; le profil psychologique d’un fan de Johnny est identique à celui d’un électeur du FN : il est Blanc, il est sous-diplômé, ses parents sont généralement cousins germains, il claque tout son pognon dans des jeux à gratter,  il croit généralement que le cunnilingus est un nuage et en plus, il est roux.

Plusieurs enseignements sont à tirer de cette étude. Tout d’abord, ce n’est pas un fanatisme d’adhésion. 64 % des fans de Johnny considèrent que toute la musique est issue d’un complot des Francs-Maçons consistant à cacher au monde que la NASA surveille tous les citoyens pour mieux vendre du cinéma Juif. Johnny étant, à leurs yeux, la seule exception. C’est donc naturellement qu’ils se rabattent sur cet honnête contribuable qui, comme monsieur Tout le monde, paye ses impôts et ne touche pas à la cocaïne.

Ensuite, contrairement à une idée reçue, le fan de Johnny n’appartient pas à la classe populaire Si son comportement rappelle plutôt celui du baraki, le fan de Johnny est souvent issu de vieille famille catholique (d’où la consanguinité) et plutôt aisée. C’est en principe à l’âge de 18 ans qu’il découvre sa passion et renonce à intégrer la haute école Sainte Gertrude pour y faire des études de droit comme ses parents, causant par là leur plus profonde déception. Il consacrera alors tout son temps à collectionner des vieux vinyles vendus vingt fois ce qu’ils valent, à adopter le style vestimentaire de leur idole et à parler avec cette diction ridicule qui caractérise le chanteur de leurs rêves devenant alors la risée de leur entourage.

Dernière information, c’est un épiphénomène en phase terminale (l’épiphénomène, pas Johnny). Il est communément admis que dans 10 ans tout le monde l’aura oublié et se demandera comment on a pu aimer cette merde. Johnny sera alors devenu le symbole de la ringardise.

Pour conclure, on peut estimer que le fan de Johnny est plus triste que dangereux ; son plus grand pouvoir de nuisance consistant à cliquer sur le lien « signaler » d’une page facebook.

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