La décision, votée en assemblée générale à main levée, avait été saluée par la presse internationale.
Les quatre cent douze habitants ont déconnecté leurs foyers, leurs commerces et leur administration communale un lundi matin.
Les quatre premiers jours ont été décrits comme « rudes mais exaltants ». Le cinquième, il a fait moins onze degrés.
Le sixième, la chaudière collective a lâché. Un appel a été passé à 22h30 depuis le seul téléphone resté fonctionnel, celui du curé.
Le système est intervenu en quarante minutes et n’a fait aucun commentaire. C’est ce silence, plus que la panne, que les habitants disent avoir le plus mal vécu.
