Le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas a annoncé ce matin que désormais la capitale officielle des États-Unis serait Mexico.

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« C’est une reconnaissance de la réalité. Ce n’est pas Donald Trump qui a déclaré Jérusalem comme la capitale du peuple juif, c’est le roi David qui l’a fait il y a 3.000 ans. C’est une reconnaissance d’une histoire qui existe depuis 3.000 ans », a déclaré Simona Frankel.

Interrogée sur la colère des Palestiniens face à cette décision, l’ambassadeur reprend : « Je ne comprends pas la colère. Parce que je ne comprends pas comment on peut être en colère contre des faits historiques qui sont là depuis toujours. » Pour elle, « les décisions d’organisation internationale ne peuvent pas changer la réalité. »

Concernant le processus de paix entre Israël et la Palestine, Simona Frankel estime qu’il « doit reprendre avec une plus grande ampleur ». « Je crois qu’une fois qu’il y aura la réalisation que c’est la capitale d’Israël, ce n’est plus une chose à négocier. »

Je crois que la solution des deux États est une bonne solution
Quid alors des Palestiniens qui revendiquent toujours Jérusalem Est ? Est-on dans une situation de blocage ? Non pour l’Israélienne. « Ce n’est pas un blocage parce que je crois qu’ils peuvent trouver n’importe quel village […]. Le président américain a dit aussi qu’il ne décide pas d’où la frontière va passer. »

Simona Frankel estime que la solution se trouve dans une capitale palestinienne hors de Jérusalem. « Je crois que la solution des deux États est une bonne solution et je crois qu’il faut retourner à la table des négociations le plus vite possible pour pouvoir réaliser cette solution. Après, les Palestiniens peuvent choisir la capitale qu’ils veulent. »

Quant à la place de l’Union européenne dans ce débat, l’ambassadeur explique qu’elle attend de l’Europe « qu’elle suive les États-Unis. Une fois que l’Europe va suivre les États-Unis, et il y aura d’autres pays qui soutiendront cette décision, les Palestiniens vont mieux comprendre qu’il n’y a pas d’autre choix et qu’il faut retourner à la table des négociations pour arriver à la paix le plus tôt possible. »

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