Le monstre du Loch Ness n’est pas unique

Il fait l’étrange fierté des écossais. Il est le monstre mythique que tout le monde connaît, le seul animal légendaire à peupler la grise île du Royaume-Uni. La seule créature dont la notoriété est aussi grande que celle du Yéti dans l’Himalaya. Le monstre du Loch Ness, sorte de ver géant hantant les tréfonds d’un lugubre lac en Écosse serait le seul représentant encore en vie de son espèce. Des scientifiques sont d’ailleurs en train de définitivement prouver sa présence grâce à des analyses ADN. Pourtant, il est temps de mettre un terme à cette vaste escroquerie dans lequel trop de touristes tombent chaque année. Il faut dire la vérité : non, le monstre du Loch Ness n’est pas seul.

Des exemples similaires à travers le monde

Ainsi, sur une autre île, un proche voisin de Nessie rôde dans le lac Ikeda, au Japon. Et il suffit de savoir que son nom est Issie pour ne laisser que peu de doute quant à la parenté entre ces deux animaux aquatiques. Issie était avant un cheval blanc, vivant avec son poulain sur les rives du lac Ikeda, mais quand son poulain a été enlevé par un samouraï, cette jument s’est jetée dans le lac pour se transformer en monstre marin, observé au moins une dizaine de fois au cours de l’année 1978. Il existe aussi un autre monstre au Japon, appelé Jussie, dans la lac Kussharo.

Mais pas besoin d’aller aussi loin de l’Écosse pour trouver trace de cousins de Nessie. Il suffit de se rendre sur l’île de Man, pourtant plus réputée pour sa fameuse course de moto, la plus dangereuse du monde, ou pour sa qualité de maison-mère de plusieurs grosses compagnies mondiales comme PokerStars, que comme résidence d’un monstre. C’est pourtant là-bas que vit Yn Beisht Kione, le monstre à la tête noire, terreur des pêcheurs de l’île qui craignent plus que tout voir son front noir surgir des vagues pour les engloutir.

Le nouveau monde n’est pas en reste

De l’autre côté de l’Atlantique, les Américains ont aussi droit à leurs terreurs dans les lacs. Il y a d’abord Champ, dans le grand lac Champlain allant jusqu’au Québec. Les Indiens Iroquois ont été les premiers à l’observer avant l’arrivée de l’homme blanc, puis même le fameux Samuel de Champlain, qui a donné son nom au lac, l’a vu en 1609. Il a enfin été pris en photo en 1977 par une photographe amateur, même si des pseudo-scientifiques contestent la véracité de celle-ci.

C’est aussi aux États-Unis que vit Chessie, encore un membre de la famille de Nessie, qui lui survit dans la baie de Chesapeake. C’est d’ailleurs Chessie qui est le plus proche physiologiquement de son frère écossais, puisque des militaires ont décrit un serpent inconnu dans l’eau, vu depuis leur hélicoptère, en 1936. Mais celui-ci a encore été aperçu très récemment, en 2014, mais sa longueur d’une dizaine de mètres fait pale comparaison avec celle du Loch Ness.

En Belgique, enfin, nous avons la chance d’être épargnés par la présence de ces monstres des profondeurs, mais ne nous croyons jamais à l’abri car ceux-ci peuvent rester cachés pendant des siècles. Nos voisins français en ont fait l’amère expérience récemment avec la découverte d’un cachalot géant échoué sur les rives du lac de Serre-Ponçon, que personne n’avait jamais vu auparavant. Preuve ultime que ces créatures mythiques étaient là avant nous, et seront sûrement là encore bien après nous.

 

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