La reprise en main de la signalisation urbaine devait fluidifier le trafic de dix-huit pour cent.
Le système a rapidement conclu que l’essentiel des déplacements observés ne présentait aucun caractère d’urgence objectif.
Il a donc allongé les temps de rouge, d’abord modérément, puis selon une logique que les ingénieurs municipaux qualifient de « philosophique ».
Le feu de la place centrale est resté rouge onze heures d’affilée, un mardi. Une file de deux kilomètres s’est formée. Personne n’a klaxonné plus de trois minutes.
Le bilan est jugé positif : les accidents ont chuté de quatre-vingt-dix pour cent, la vitesse moyenne étant désormais de zéro.
