L’entendement humain, OSS117 mène l’enquête.

Lancé sur les traces de l’entendement humain, le plus célèbre de nos agents va devoir faire équipe avec Eileen, la plus séduisante agent du G2, service secret Irlandais, pour découvrir les secrets de l’entendement humain abordé par d’illustres philosophes tels que Locke ou Hume. Pour cela ils devront déjouer les plans de l’IRA lancée aux trousses du duo de chic, de charme et de choc, l’Armée Républicaine Irlandaise pour qui l’entendement humain serait suffisant pour renverser à la fois la Royauté en Irlande du Nord et la République Irlandaise.

Quel que soit le danger, quel que soit l’enjeu, on peut toujours compter sur Hubert Bonisseur de la Bath pour s’en sortir…

Eileen Fitzsimon, croise le regard d’OSS117 à l’aéroport de Dublin. Son nom de couverture est Philippe Hérisson, reporter photographe, bien entendu il n’avait pas lui même choisi ce nom. Mais que voulez-vous le commandant Ludovic Fetanchard du service couverture a toujours eu de l’humour. Eileen et notre agent s’engouffrent donc dans un taxi. Hubert n’étant pas habitué aux coutumes locales, parmi lesquelles de rouler à gauche par exemple, le meilleur agent français pense tout de suite que le chauffeur du taxi cherche à les supprimer et dégaine son arme avec moins de temps qu’il n’en faut pour dire IRA. Mais Eileen le rassura aussitôt avec ces mots : « Ne vous en faites pas Hubert, ici c’est la coutume de rouler à gauche ici, vos idées morales naturelles et frustes, au lieu de fournir un remède à la partialité de vos affections, s’accordent plutôt avec cette partialité et lui donnent un supplément de force et d’influence. La coutume, ainsi, est le grand guide de la vie humaine.  »

Arrivant enfin à l’hôtel, Hubert se voit remettre une lettre à la réception de ce dit hôtel. Il y lit ces mots « Óglaigh na hÉireann » suivi de « ps: toute idée est copiée d’une impression, d’un sentiment qui la précède; si nous ne pouvons trouver d’impression, nous pouvons êtres sûrs qu’il n’y a pas d’idée. Dans tous les cas isolés d’opération des corps ou des esprits il n’y a rien qui produise une impression, ni, par suite, qui puisse suggérer une idée de pouvoir ou de connexion nécessaire. Mais beaucoup de cas semblables se présentent et que le même objet est toujours suivi du même événement, nous commençons alors à concevoir la notion de cause et de connexion. Nous sentons alors un nouveau sentiment, une nouvelle impression, à savoir une connexion coutumière dans la pensée ou l’imagination entre un objet et l’événement qui l’accompagne habituellement »

Hmmmm, une classique lettre d’intimidation, pensa OSS117. Tout le monde sait qu’il suffit que soit établie la conclusion que les trois principes de connexion de toutes les idées sont les relations de ressemblance, de contiguïté et de causalité, ajouta-t’il à lui même. Hubert se tourna tout de même vers Eileen, qui comprenait peut être le Gaélique présent au début de cette lettre injurieuse. Hélas ce n’était pas le cas, mais elle connaissait le documentaliste en chef de la grande bibliothèque de Trinity College, le vieux Aengus Callanan. Une fois sur place, le vieux trembla en lisant ces trois mots gaéliques, qui signifiaient Irish Republican Army ou IRA.

-Mais qu’est-ce donc que cela, dit Hubert, avec sa légendaire compréhension des langues étrangères.

-C’est l’Armée Républicaine Irlandaise, lui répondit Eileen.

-Tiens, pourquoi l’Armée Irlandaise me menacerait-elle de la sorte, nos pays ne sont pourtant pas en guerre !

-L’IRA est une organisation terroriste Mister De la Bath, vous l’ignorez ?

-Je n’ai pas le temps de faire du tourisme Eileen, il faut que j’enquête sur l’entendement humain. Cela permettra à la France à la fois de saisir la radicalité et la profondeur de l’interrogation philosophique tout en pénétrant d’avantage l’esprit de recherche et de constante remise en question propre à la réflexion philosophique.

Une fois rentré à l’hôtel, une lettre attendait notre agent à la réception.

-There is a letter for you Mister Hérisson.

-D’accord j’y penserai mademoiselle. Dit OSS117 en continuant d’un pas assuré vers l’ascenseur.

-Attendey, vous zavey une letter Mister Hérisson. Lui rétorqua la pauvre réceptionniste en lui tendant la lettre.

-Quelles nouvelles menaces m’attendent encore, à moins que vous m’ayez écrit une lettre d’amour darling. Dit-il en faisant un clin d’oeil à la charmante de l’accueil tout en décachetant la lettre. Une carte de visite seulement, comme c’est étrange.

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Mac Cormac Warehouse

112 rd Greenbacon

Dublin 9

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Tiens, Hubert se dit-il à lui même, il est écrit 10:00PM au dos, quel peut être cet étrange code, sûrement du gaélique encore. Croyance est le nom véritable et propre de cette manière de sentir ; personne n’est jamais en peine pour pour savoir le sens de ce mot ; car je suis à tout moment conscient du sentiment qu’il représente. Toutefois je demanderai à Eileen si elle a appris le gaélique entre temps qu’elle m’apporte son aide pour déchiffrer ce code, après tout n’est ce pas le rôle d’une assistante. Voyons ce téléphone.

-Je l’ignore Hubert, mais essayez tout de même d’aller à cette endroit à dix heures du soir, ça peut être un indice ! Lui répondit Eileen d’un ton agacé par le manque de connaissance de Hubert pour son pays ou sa culture.

La nuit tombe vite sur Dublin, et la brume recouvre son port, le quartier des docks n’était pas aussi accueillant à l’époque. Hubert se trouve devant l’entrepôt Mac Cormac à l’adresse indiquée, la porte principale et immense du hangar est entre-ouverte on distingue une faible lumière à l’intérieur. Suivant cette lumière, il pénétra dans le bureau de Mac Cormac, mais il gisait face contre son bureau et une preuve évidente se dressait du dos de Mac Cormac, un drapeau britannique miniature avait terrassé ce colosse Irlandais. Mais ce drapeau était-il une signature ou une mise en garde ? D’un seul coup, une ombre vint se dresser derrière OSS117 et le frappa, mais Hubert à la tête dure, et un combat acharné s’ensuivit avec son agresseur. Par chance, Eileen suivait notre agent de quelques minutes.

Freeze, on ne bouge plus ! S’exclama-t’elle en visant le mystérieux agresseur cagoulé avec son revolver.

Hubert renchérit aussitôt : Merci mon p’tit mais j’allais le maîtriser de toutes façons. Se tournant vers son agresseur : Tu vas parler maintenant vil faquin ! En lui ôtant sa cagoule de terroriste Irlandais. Il s’agissait du vieux Aengus, qui en vérité n’était pas si vieux et tremblant qu’il l’avait laissé transparaître lors de leurs dernière entrevue.

-Qu’est ce que vous mijotez ? Vociféra OSS117 en pointant Aengus avec le mini drapeau britannique.

-Nous allons braquer la Bank of Ireland, l’entendement humain contient les plus noirs secrets de la République et de la Couronne et nous pourrons enfin libérer l’Irlande du joug de l’occupant !

-Hmmm c’est donc là que se trouvait l’entendement humain, il y a, je l’avoue, quelque difficulté à comprendre comment nous pouvons jamais retourner de la cause à l’effet et commet, en raisonnant à partir de l’idée que nous nous faisons de celle-là, nous pouvons inférer une modification ou une addition à celui-ci. En route Eileen !

Devant la Bank of Ireland se trouvait un fourgon avec écrit dessus : Irish Rental Auto. Ce camion semble suspect, peut être ces irlandais nous ont devancés ! S’écria OSS117. En avant !

Lorsque nos deux agents pénétrèrent dans la banque royale, se trouvait au milieu d’une bande d’hommes armés, un homme plus vieux que les autres, avec comme couvre chef un béret, mais un détail troubla nos espions, il était le portrait craché du vieux Aengus.

-Ahahaha je ne vous attendais pas de si tôt Miss Fitzsimon and Mister Bonisseur de la Bath ! S’écria le mystérieux individu.

-Qui êtes-fou vieux vous ! Heu Qui êtes-vous vieux fou ! Rétorqua OSS117.

-Je suis Dubhghall Callanan ! Le frère jumeau de Aengus Callanan !

-Vous êtes pardon ?

-Dubhghall Callanan !

-Vous avez vraiment de drôles de prénoms en Écosse.

-Je suis Irlandais ! Se tournant vers ses hommes: Tuez les !

OSS117 dégaina son pistolet de son veston et arrosa tout les terroristes présent, neutralisant également leurs leader Gubhdall, Dughallb, enfin le frère de Aengus. Eileen dû de son côté en découdre avec un des hommes de main resté en arrière qui n’était pas pris sous le feu de Hubert. Elle parvint à le neutraliser toutefois assez facilement. Une fois tout les terroristes occis, Hubert se tourna vers Eileen :

-Pas mal pour une femme.

-Qu’est ce que vous voulez dire par là ?

-Vous êtes déterminée, vous êtes courageuse, vous n’avez jamais flanché, vous n’avez jamais détourné le regard, vous êtes intrépide, vous êtes jolie, vous êtes élégante, c’est bien simple j’ai l’impression d’avoir trouvé mon double féminin. Vous me plaisez Eileen, beaucoup.

-Ow, you’re so french.

-Mais vous aussi Eileen…

Hubert reprit l’entendement humain des mains du leader terroriste dont il avait n’avait pas retenu la moité du nom. La République et la Couronne étaient hors de danger. Nos deux agents échangèrent alors un long et passioné baiser alors qu’arrivaient et s’agitaient autour d’eux la cavalerie de policiers alertés par les coups de feu dans la Bank of Ireland.

De retour à Paris, nous retrouvons Hubert Bonisseur de la Bath dans le bureau de son patron, Armand Lesignac.

-Hubert, cette mission se termine encore par un succès retentissant, vous êtes vraiment le meilleur agent français.

-Vous me flattez Armand, heureusement que les français sont là pour aider les anglais, comme toujours.

-Voilà ce que j’aime entendre Hubert, et serviable comme vous êtes, vous repartez en mission au plus vite ! Maintenant que vous avez découvert l’entendement humain, vous partez au plus vite en Allemagne, il nous faut absolument mettre la main sur la Critique de la Raison Pure d’un certain Kant.

-Très bien Armand, mais à une seule condition.

-Acceptée d’avance, laquelle ?

-La raison pure, je la préfère avec des glaçons dans mon verre. Ahahahahahah !

-Ahahahahahah vous êtes impayable OSS117 !

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