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samedi, avril 13, 2024

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Le métro de Toronto a aussi été piraté

Les métros de Montréal et de Vancouver ont été les premiers à être ciblés par une attaque du réseau informatique. Récemment, un vendredi matin, c’était au tour de Toronto d’être attaqué. La navigation a dû se faire par radio étant donné que ni la messagerie interne, ni l’affichage public, ni les applications n’ont été opérationnels.

 

Trois principaux réseaux de métro canadiens victimes d’une cyberattaque

Pendant deux années successives, trois principaux réseaux de métro canadiens ont été victimes d’une attaque du système informatique. Le système informatique du métro de Montréal a subi l’attaque en premier en octobre 2020. S’ensuit celui de Vancouver en décembre 2020. Le 29 octobre dernier vient le tour de Toronto.

Il s’agit d’attaques par ransomware et la cible c’est le réseau de métro de ces grandes villes du Canada. Le verrouillage de l’accès au réseau informatique des métros permet aux pirates de négocier une rançon pour avoir la clé de déverrouillage.

Le Canada n’est pas le seul pays victime de ce type d’attaque. Aux États-Unis, Philadelphie de Pennsylvanie, San Francisco et Sacramento en Californie, Ann Arbor de Michigan, Fort Worth de Texas ont aussi rencontré le même problème.

 

Le cas particulier de Toronto

Le matin du vendredi 29 octobre dernier n’a pas été un matin comme les autres dans la ville de Toronto au Canada. Comme d’habitude, la TTC ou Toronto Transit Commission contrôle le réseau du métro de la ville. De l’est vers l’ouest, ce réseau transporte des milliers de gens tout au long du lac Ontario tous les jours.

D’abord, des éléments du réseau ont été touchés par l’attaque. Vers midi, c’est l’ensemble des serveurs des réseaux internes qui a été atteint. Pour limiter les désagréments causés par ce piratage, la TTC a utilisé la radio pour naviguer. En effet, la messagerie interne de l’entité de transport, les applications et l’affichage public ont tous été bloqués. Il a donc fallu procéder à l’ancienne comme lorsqu’on n’utilisait que les Tourne-disques au lieu des téléphones connectés pour écouter de la musique.

Selon le porte-parole de l’entreprise, cette attaque n’a présenté aucun risque pour le public tout comme pour les employés. Les répercussions se trouvaient surtout au niveau des services proposés. Ces derniers concernent surtout la planification des trajets en ligne, les informations sur le prochain métro dans les stations et la réservation de transport, auxquels il a été impossible d’accéder tout au long de l’attaque.

En collaboration avec des experts en cybersécurité et la force de l’ordre, une enquête a été lancée suite à cette attaque.

 

La cyber malveillance et ses conséquences désastreuses

Les cyberattaques, qu’elles touchent les réseaux informatiques des métros ou les entreprises en général, conduisent à des conséquences désastreuses.

La paralysie du système conduit à une perte de temps et financière considérable pendant toute la durée de l’attaque. Des brèches sont créées au niveau du système de sécurité, ce qui le rend vulnérable. Il y a une possibilité de chantage qui conduit au paiement de rançon pour déverrouiller le système. La réputation de l’entreprise est mise en jeu et pour le cas particulier du métro, le public ne se sent plus en sécurité en utilisant ce moyen de transport.

Lors de l’attaque du système informatique du métro de Montréal, la Société de transport de Montréal ou STM a indiqué un coût de 2 millions de dollars pour remettre en service les serveurs touchés par l’attaque. En effet, parmi les 1600 serveurs de l’entreprise, le virus informatique utilisé pendant l’attaque en a touché 600. Ces derniers n’ont pu être remis en service qu’après 2 semaines.  Des pertes de productivité viennent s’ajouter à cette dépense. Une rançon de 2,8 millions de dollars américains a été demandée, mais aucun paiement n’a eu lieu.

 

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