L’Université de Lille propose un plan de réformes courageuses, permises par la loi ORE, pour s’engager à ce que tous ses étudiants réussissent leur première année de Licence.

 

Suite à la tribune parue sur FranceInfo à propos des « 28 % de réussite à la fac », les vice-présidents de l’Université de Lille prennent le taureau par les cornes. « Il suffit de baisser drastiquement la capacité d’accueil des premières années : pourquoi continuer à accueillir 1200 étudiants en psycho, alors qu’on pourrait faire une promo unique de 50 étudiants ? », s’enthousiasme Lynne Frangipane. On l’a déjà baptisée : « Promotion 2019 – Ivan Pavlov ».

 

L’idée est simple : pour réduire le taux d’échec, la loi ORE propose de sélectionner. C’était déjà une idée très généreuse pour la jeunesse lycéenne : faire échouer à l’entrée pour ne pas échouer pendant les études. Mais l’Université de Lille veut aller jusqu’au bout de cette logique. « Nous proposerons un contrat pédagogique avec l’étudiant : s’il vient chez nous, nous lui promettons qu’il réussira. Pour que nos promesses ne soient pas mensongères, nous ne prendrons que les 1 % les meilleurs », explique Sylvie Delmare.

 

Ainsi, avec 5400 demandes pour la Licence 1 de psychologie, par exemple, l’université peut être confiante : elle n’aura que la crème de la crème. « Nous sommes pour la méritocratie, c’est un choix de société consensuel : je ne vois pas qui pourrait être contre », explique gravement Christophe Tondoudou. Le nouveau slogan de l’UdL est d’ores et déjà déposé à l’INPI : « 100 % de réussite chez les quelques % qui le méritent ».

 

Mais les autres lycéens, que vont-ils devenir ? Vincent Poulenpot se veut rassurant : « Nous pensons à eux : nous avons des partenaires locaux. Grâce au Crédit d’impôt recherche (CIR), Auchan, Decathlon et Toyota s’engagent à embaucher les “oui si”, car je vous rappelle qu’il n’y aura aucun “non”. Tous les étudiants trouveront quelque chose grâce à Parcoursup ».

 

 

Facebook Comments