Etude comparée du couscous et du pousse-pousse.

Voilà que je sors de table, un repas trop chargé fait que j’ai du mal à bouger mon gras. Et n’ayant pas de chaise à porteurs(1), je me résous à traiter avec vous de la différence (2) entre le couscous et le pousse-pousse. Et cet article sera entièrement écrit avec une aiguille de seringue en travers de la peau de la main, si si.

J’en entend déjà réclamer certains petits esprits que je traite de la taille de la bite d’un certain flibustier que je ne nommerai pas. Et pourtant je ne répondrai pas à leurs plaintes, car certaines questions, malgré l’intérêt qu’elles peuvent soulever, ne pourrons malheureusement pas tomber dans le domaine public, pour d’évidentes raisons (éviter de complexer le lecteur, ce qui risquerait à terme d’en faire un frustré psychopathe qui extermine les petits oiseaux).

Nous allons donc nous plonger dans le monde étonnant des mots qui se prononce de façon dédoublée, mais qui se terminent par le son /ous/, il ne sera donc pas question de miou-miou ou du béribéri.

Donc. Le couscous et le pousse-pousse présentent de nombreux points communs, à commencer par leurs origines lointaines et orientales, qui en font des objets prisés par toute une génération de bobos amateurs d’exotisme refusant l’hégémonie de Maison Du Monde. C’est un fait, le pousse-pousse vient de la lointaine Chine, et le couscous de n’importe quel épicerie de proximité (3), mais aussi dans les plus grandes surfaces.

Cependant, il faut constamment rester sur vos gardes, bien que leurs origines soient proches, l’ont ne peut pas les définir par leurs formes, il peut exister toutes sortes de couscous et de pousse-pousse différents, et mêmes entres couscous et entres pousse-pousses les dissemblances sont légions. Les 2 n’ont pas de forme universelle, mais il est courant de voir que le couscous se présente en tas, et le pousse-pousse dans sa forme la plus commune et pourvue de deux roues, d’une barre(4) et d’une nacelle pour le voyageur, Il faut aussi savoir que le couscous dépasse rarement les 50cm de longueur et de largeur, sauf pour quelques records du monde et autres banalités. Tandis que l’on ne trouve que très peu de pousse-pousse inférieur au mètre dans les trois dimensions, sauf aussi pour quelques records absurdes. Mais dans les deux cas, l’on notera que plus l’objet est grand plus il profitera à beaucoup de monde, sauf pour les personnes devant tirer le pousse-pousse ou porter le plat, mais c’est une autre histoire.

Il existe une combinaison particulière avec laquelle on peut grandement apprécier l’un et l’autre, c’est de savourer son couscous dans un pousse-pousse, alors que l’inverse serait difficilement aussi agréable, à moins d’aimer le bois si le-dit pousse-pousse est en bois. Toutefois évitez cette combinaison des deux si vous avez du mal a manger sur une route chaotique, sinon pensez au bavoir.

Les contraintes de construction souffrent dans les deux cas de la même approximation. En effet suivant les recettes, géographiques ou familiales, certains ingrédients sont absents, d’autres ajoutés ou remplacés, si bien que deux couscous ne se ressemblent jamais. L’ont peut donc trouver d’un couscous à l’autre des poix-chiches ou des raisins secs. Le pousse-pousse souffre lui aussi de cette constante inconstance, suivant le mode de construction, le pays ou la richesse du propriétaire, on peut noter plusieurs améliorations, comme l’adjonction d’une capote contre la pluie, de roues métalliques pour plus de solidité voir même de bandes en caoutchouc ajoutées sur les roues pour amortir les chocs. Il n’existe pas non plu deux pousse-pousses identiques, ces deux objets montrent une étonnante diversité dans leurs milieu naturel, que ce soit les usines agro-alimentaires Garbit ou Ferrero pour le couscous, ou le Japon et la Chine pour le pousse-pousse.

Dans certains pays dont l’Algérie et le Maroc, on fête traditionnellement les mariages et cérémonies religieuses en mangeant le couscous préparé avec sept variétés de légumes dont pommes de terre, carottes, courgettes et des fruits secs cuits à part avec du miel. Par contre, dans aucun pays il n’est fait mention d’une quelconque fête ou cérémonie religieuse célébrée en mangeant un pousse-pousse préparé avec plus variétés de légumes, de fruits sec et de miel. Mais l’idée peut être approfondie, mais méfiez-vous, un pousse-pousse digne de ce nom n’accepterait jamais de se laisser manger de la sorte. Comme l’a dit un ami barbu: faut pas déconner non plus.

  1. ni même de porteur
  2. car différence il y a
  3. aussi appelés Arabe du coin
  4. car un pousse-pousse c’est tiré en fait

Les commentaires sont juste en dessous de la publicité:

Commentaires