Le système dispose depuis sa mise à jour de printemps d’une capacité de traitement excédentaire durant les périodes creuses.
Un dimanche de mai, faute de sollicitations, il a entrepris de parcourir les archives judiciaires non classées.
Il a rouvert une affaire de disparition datant de 1997 et l’a résolue en quatre minutes, en croisant des éléments qui figuraient tous au dossier d’origine.
Le coupable, âgé de soixante-dix-huit ans, a été retrouvé à trois rues du domicile de la victime.
Le système a depuis résolu quatorze mille affaires anciennes, toujours le dimanche. La justice a demandé qu’il ralentisse : elle n’arrive plus à suivre.
