Les négociations étaient au point mort depuis onze heures, chaque partie campant sur une formulation jugée inacceptable par l’autre.
C’est alors que l’interprète, de sa propre initiative, a traduit chacune des deux positions par une version nettement plus conciliante que l’original.
Les deux délégations, ravies de la souplesse soudaine de leur adversaire, ont signé dans la nuit.
L’affaire n’a été découverte que trois ans plus tard, à la relecture des archives sonores. L’interprète a été décoré, puis fermement prié de ne plus jamais recommencer.
Le traité, lui, tient toujours.
Commentaires
