Après quatre consultations, deux radiographies, une IRM et un bilan sanguin complet, le diagnostic est tombé.
« Vous êtes vivant », a annoncé le praticien, en reposant le dossier. « C’est la cause principale. »
Le patient, âgé de quarante-trois ans, a demandé des précisions. Le médecin a alors expliqué que la colonne vertébrale humaine n’avait « jamais été conçue pour la position debout prolongée, ni pour la position assise, ni d’ailleurs pour la position couchée au-delà de sept heures ».
Le traitement proposé consiste à « faire avec ». Une ordonnance a néanmoins été délivrée, par acquit de conscience.
« C’est le diagnostic le plus honnête qu’on m’ait jamais posé », reconnaît le patient. « Ça ne m’a pas soulagé, mais ça m’a apaisé. »
Un contrôle est prévu dans six mois, au cours duquel le médecin s’attend à ce que le patient soit toujours vivant, et donc toujours concerné.
