Le bruit a commencé à huit heures deux, dimanche matin. À huit heures quatre, trois voisins étaient déjà à leur fenêtre.
À huit heures onze, une assemblée improvisée se tenait sur le trottoir, en pyjama, pour décider de la marche à suivre.
« On a parlé de médiation, très brièvement », raconte un participant. « Puis quelqu’un a prononcé le mot “exemplaire”, et la discussion a pris un autre tour. »
Une pétition a circulé dans la journée. Elle réclame le rétablissement de la peine capitale pour ce cas précis, « et uniquement pour ce cas ».
L’intéressé, lui, assure ne pas comprendre. « J’avais fini à huit heures vingt. Je pensais bien faire. »
Sa pelouse, il faut le reconnaître, est impeccable. Personne dans le quartier ne le conteste, et c’est peut-être ce qui est le plus difficile à supporter.
