11 millions de Belges et 66 milions de Français forcés à respirer des gaz d’échappement

SCANDALE – Toute l’industrie automobile est soupçonnée d’avoir procédé à des tests d’émanation de gazole sur des humains à grande échelle. Face au tollé provoqué, un haut responsable en charge du lobbying a été suspendu.

Un scandale en chasse un autre dans le milieu automobile. Après l’affaire des contrôles de véhicule diesel truqués qui a coûté quelque 25 milliards d’euros au groupe, Volkswagen se retrouve à nouveau au cœur de la tourmente. Selon le New York Times, le constructeur automobile aurait voulu prouver la non-nocivité de ses moteurs en réalisant des tests… sur des gens. Partout.

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Tollé outre-Rhin après les révélations de ces expériences qui  consistaient à mesurer l’impact des émanations de gazole sur les animaux. « Injustifiable d’un point de vue éthique » pour Steffen Seibert, le porte-parole de la chancelière Angela Merkel. « La confiance en l’industrie automobile est à nouveau écornée, déplore le ministre des Transports et de l’Agriculture, Christian Schmidt. Tous réclament des explications à Volkswagen.

Des voitures « plus propres que les vieux modèles »

Le New York Times a ainsi révélé avoir eu connaissance de tests menés aux Etats-Unis sur 10 singes en 2014. Dans les locaux du Lovelace Respiratory Research Institute d’Albuquerque (Nouveau-Mexique), ils étaient enfermés et respiraient la fumée d’un modèle Beetle (la célèbre Coccinelle en version moderne) tandis qu’ils regardaient des dessins animés. Volkswagen voulait ainsi prouver que « les véhicules diesel de technologie récente sont plus propres que les vieux modèles », explique le quotidien qui cite l’argument du constructeur pour séduire le marché américain.

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