Cela s’est produit à la trente-deuxième minute, dans un café de la périphérie carolo. Devant l’écran, un homme a expliqué calmement, à voix haute, pourquoi le but venait d’être refusé.
Son explication était exacte. Complète. Sans hésitation. Le silence qui a suivi est décrit par les témoins comme « pesant ».
« On l’a tous regardé », raconte le patron du café. « Personne ne savait comment réagir. »
L’information est remontée jusqu’à la fédération dans la soirée. Une proposition lui a été faite dès le lendemain matin.
Il a décliné. « Ça allait me monter à la tête », a-t-il expliqué. « Et puis je ne veux pas devenir quelqu’un d’autre. »
Il continue de fréquenter le même café, où il est désormais consulté sur les phases litigieuses. Il répond systématiquement qu’il n’a rien vu.
