Les soupçons sont nés d’un détail : ses réponses arrivaient trop vite, et ses dossiers étaient rendus avant l’échéance.
Une vérification discrète a confirmé le pire. L’homme travaillait, chez lui, pendant ses journées de télétravail. Environ sept heures par jour.
« C’est une trahison », résume une collègue. « On avait un accord tacite. Il l’a rompu unilatéralement. »
Une plainte collective a été déposée auprès des représentants du personnel, dénonçant « une rupture du pacte de confiance » et « une mise en difficulté de l’ensemble de l’équipe ».
L’intéressé s’est défendu en expliquant qu’il « n’avait rien d’autre à faire ». Cette justification a été jugée aggravante.
Une médiation est en cours. Il a accepté, à titre de geste d’apaisement, de ne plus répondre avant seize heures.
