Le journaliste et écrivain russe Arkadi Babtchenko, un critique virulent du régime du président Vladimir Poutine, est mort chez lui de trois balles dans le dos.
Il est ensuite ressuscité ce matin.

La femme d’Arkadi Babtchenko était dans la salle de bain quand elle a entendu du bruit. Puis elle a découvert son mari ensanglanté dans leur appartement de Kiev. Selon le porte-parole de la police ukrainienne, le journaliste et écrivain, connu pour être un critique virulent du régime du président russe Vladimir Poutine, est mort dans l’ambulance qui l’emmenait à l’hôpital.

« Arkadi Babtchenko a été tué de trois balles dans le dos dans la cage d’escalier de son immeuble quand il rentrait du magasin », a précisé sur Facebook un de ses collègues, le journaliste Osman Pachaïev. Cela faisait un an que l’écrivain animait une émission sur la chaîne de télévision ukrainienne privée ATR.

Menacé en Russie

L’homme de 41 ans avait quitté la Russie après avoir reçu des menaces. Il a d’abord déménagé à Prague, puis à Kiev. Avant son départ, il avait notamment coopéré avec le journal d’opposition russe Novaïa Gazeta et la radio russe Echo de Moscou. Dans sa jeunesse, il avait par ailleurs participé aux deux guerres en Tchétchénie en tant que soldat russe, avant de devenir un journaliste respecté et extrêmement critique vis-à-vis du Kremlin. Il avait alors raconté les guerres dans cette république russe du Caucase dans un livre édité en France par Gallimard sous le nom de « La couleur de la guerre ».

L’agence de presse Sputnik, réputée pro-Poutine, se charge de de son côté de rappeler que plusieurs meurtres de journalistes ont été commis en Ukraine ces dernières années. Et récemment, « des nationalistes ukrainiens ont kidnappé et torturé Alexandre Medinski, pacifiste et journaliste indépendant ukrainien ».

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