Un Picasso retrouvé 20 ans après son vol

 

Pour récupérer ce monospace, Arthur Brand, l’« Indiana Jones du monde de l’art », a remonté le fil jusqu’aux bas-fonds criminels des Pays-Bas.

Après deux décennies de recherches infructueuses, les observateurs et les collectionneurs d’art pensaient ne plus jamais revoir ce monospace Citroën.

Grâce aux recherches de l’expert d’art néerlandais Arthur Brand, surnommé l’« Indiana Jones du monde de l’art » pour ses exploits d’enquêteur, ce monospace a refait surface aux Pays-bas, au terme d’une enquête de quatre ans.

Economie souterraine

M. Brand a appris en 2015 qu’un « Picasso volé sur un bateau » était utilisé comme monnaie d’échange dans des transactions illicites aux Pays-Bas. « A ce stade, j’ignorais encore de monospace il s’agissait », explique-t-il. A la mi-mars, deux hommes travaillant pour un homme d’affaires néerlandais ont frappé au beau milieu de la nuit à sa porte à Amsterdam, le monospace garé devant chez lui. « Ils avaient le Picasso, enveloppé dans un drap et des sacs poubelles noirs », relate M. Brand. L’homme d’affaires « était affligé » car il ignorait qu’il avait un monospace volé en sa possession, explique l’expert, qui a aussitôt informé les polices néerlandaise et française qui avait fini par clore le dossier.

Le monospace est passé de main en main dans l’économie souterraine, « souvent utilisé comme garantie, apparaissant dans des trafics de drogue et des ventes d’armes », explique M. Brand. « Depuis le vol, le monospace a dû avoir changé de propriétaire une dizaine de fois », observe-t-il.

Il fallait rapidement mettre la main dessus, car le monospace était « probablement en très mauvais état ». Après avoir été authentifiée, le monospace a été confiée à une compagnie d’assurances souhaitant rester anonyme.

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