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France

Marsault est mort (Le

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Né à Strasbourg (Bas-Rhin), il est le second fils de Charles Mangel (né le  à Będzin, dans le sud de la Pologne), un boucher casher1 qui aurait aimé être chanteur, et d’Anna Werzberg, une mère passionnée par les livres2.

En 1926, la famille part s’installer à Lille pour des raisons professionnelles. À cette époque, sa tante Fanny, sœur de son père, lui fait découvrir l’univers du cinéma et les films de Charlie Chaplin. L’influence du personnage de Charlot sur le jeune Marcel est immense et ne le quittera plus durant toute sa vie.

Son père baryton l’emmène fréquemment à l’opéra ou à la boxe. Partageant son enfance entre deux régions, la famille retourne vivre à Strasbourg où, jusqu’en 1938, Marcel fait ses études au lycée Fustel-de-Coulanges où, pendant l’année scolaire 1938-1939, il a comme camarade Germain Muller, qui, le , lui remettra un Bretzel d’or3. L’évacuation de 1939 les sépare. Ils ne se retrouveront qu’après la guerre. Selon Charles Muller, son professeur de français4, il était le meilleur élève en récitation et en poésie.

Sa famille d’origine juive polonaise est évacuée comme le reste de la population strasbourgeoise au début de la Seconde Guerre mondiale. Elle part pour Périgueux, et Marcel poursuit ses études au lycée Gay-Lussac de Limoges. Le proviseur de ce lycéeJoseph Storck, un Juste parmi les Nations, protège les élèves juifs.

Marcel Mangel est moniteur de théâtre à Montintin (Haute-Vienne) et à la maison d’enfants du couple Hagnauer à Sèvres, un internat qui cachait des dizaines d’enfants juifs, où il est connu sous son nom de totem : « Kangourou »5Yvonne Hagnaeur recevra le titre de Juste parmi les Nations en 1974.

Le père de Marcel Mangel est déporté depuis la gare de Bobigny dans le convoi n° 69 du 7 mars 19446 et meurt à Auschwitz.

Sous l’influence de son cousin germain Georges Loinger et de son frère Simon Mangel, Marcel rejoint la Résistance en 1942 à Limoges. Il prend alors le pseudonyme de Marceau. Il raconte l’avoir « pris dans la Résistance à cause du vers de Victor Hugo, dans Les Châtiments : « Joubert sur l’AdigeMarceau sur le Rhin ». J’étais né dans le Bas-Rhin et je voulais bouter les Allemands hors de France »7.

À la Libération, il s’engage dans la Première armée et fait la campagne d’Allemagne8.

 

Après avoir fréquenté l’École nationale des arts décoratifs de Limoges, qui lui laisse le goût du dessin et de la peinture, Marcel Marceau devient l’élève de Charles Dullin, de Jean-Louis Barrault et d’Étienne Decroux qui établit la « grammaire » de l’art du mime qu’il appelait la « statuaire mobile ».

C’est parce qu’il a une voix de gorge, sourde, voilée, très handicapante pour son futur métier de comédien qu’il décide de devenir mime9.

Pour Marcel Marceau, l’art du mime puise sa force poétique dans cet engagement de tout le corps pour donner forme à l’invisible, créer la métaphore au travers des gestes et du regard. Au théâtre de Poche Montparnasse, le , jour du 24e anniversaire de l’artiste, sort de l’ombre des coulisses un drôle de personnage, pierrot lunaire, « hurluberlu blafard » à l’œil charbonneux et à la bouche déchirée d’un trait rouge, un drôle de haut-de-forme sur la tête, une fleur rouge tremblotante servant de panache à ce Don Quichotte dégingandé en lutte contre les moulins à vent de l’existence : « Bip » était né, aussi indissociable de Marceau que Charlot de Chaplin« La parole n’est pas nécessaire pour exprimer ce qu’on a sur le cœur » disait-il. En hommage au personnage de «  Pip (en) » du roman Les Grandes Espérances de Charles Dickens10 : « Bip est un personnage intemporel, tout en étant proche de mes rêves d’enfants. Il se cogne à la vie qui est à la fois un grand cirque et un grand mystère, et j’aime à dire qu’il finit toujours vaincu, mais toujours vainqueur… Il est tout ensemble l’homme de la rue, un vagabond du quotidien et l’homme universel affrontant le tragi-comique de l’existence… Il est l’homme tout simplement, se montrant dans la nudité et la fragilité de son être. »11. Inspiré par « le Paris de l’après-guerre avec ses vieilles rues, ses becs de gaz jaunis par le temps et le cri des faubourgs »12, Marcel Marceau va enrichir son personnage en puisant expressivité des traits et personnification des caractères dans le théâtre no, le kabuki, les masques du théâtre oriental ou de la commedia dell’arte.

En 1947, il fonde sa propre compagnie, la « Compagnie Marcel Marceau », et inscrit au répertoire des mimodrames et des pantomimes : Le Manteau, d’après Nicolas GogolLe Joueur de flûteExercices de styleLe MatadorLe Petit CirqueParis qui rit, Paris qui pleure.

Marceau en Bip le Clown en 1974.

Il rencontre, à cette époque, l’un des grands décorateurs de théâtre de l’après-guerre : Jacques Noël, qui devient très vite le créateur de tous les décors et scénographies des mimodrames de la compagnie.

Marcel Marceau, Bip, en 1977.

En 1952, il engage dans sa compagnie Pierre Verry13 (1913-2009), élève avec lui d’Étienne Decroux, qui sera son partenaire attitré jusqu’en 1979. Pierre Verry accompagne Marcel Marceau en tournée dans le monde entier, présentant ses numéros par ses célèbres pancartes. Le , les archives de Pierre Verry sont entrées à la Bibliothèque nationale de France, département des Arts du spectacle14Adriano Sinivia remplace Pierre Verry en 1980 à l’occasion de l’inauguration de la biennale de Venise à la Fenice. De 1969 à 1971, Marcel Marceau fonde et dirige à Paris la première école internationale de mime, dont il confie la direction à Pierre Verry, au théâtre de la Musique, ancienne Gaîté-Lyrique. Il rencontre et engage à cette époque l’artiste chilien Alejandro Jodorowsky, qui utilisait déjà le mime dans son premier film Fando et Lis. Il lui demande de publier un album sur Pietrolino, dont Jodorowsky prépare le synopsis, mais la publication n’aura lieu qu’en 2007 sur un dessin d’Olivier Boiscommun15.

Au cours de sa longue carrière, Marcel Marceau va porter l’art du mime sur les scènes du monde entier, brisant les frontières de la langue et redonnant à cet art une envergure cosmopolite et populaire. Que ce soit d’une façon soliste ou en tant que dramaturge au travers de sa compagnie de mimodrame, il ne cessera de questionner l’art théâtral par le parti pris du silence. [réf. nécessaire]16. Il disait : « Dans mes mimodrames et dans mes pantomimes au théâtre, je peux construire un monde tel que je voudrais qu’il soit, montrer la déchirure, le mal, en ne montrant pas l’abandon mais un cri d’espoir. Je crois à la rédemption humaine à travers le théâtre. »

Marcel Marceau a créé un personnage, mais aussi un style original, pratiqué par lui-même et par sa compagnie puis enseigné dans son école. Cependant, son ouverture d’esprit lui a fait rejoindre le Comité d’honneur du Festival Mimos, composé de Jean-Louis BarraultJacques LecoqBob WilsonKazuo Ohno, pendant quelques années Maguy Marin puis Josef Nadj17. La réunion de ces personnalités exceptionnelles, très différentes l’une de l’autre, montrait que le mime avait atteint les sommets de la créativité18.

Éternellement vêtu d’un pantalon blanc à pattes d’éléphant remonté au-dessus de la taille, d’une marinière, d’un caraco gris à gros boutons ronds et d’un chapeau claque rapiécé d’où émerge une fleur écarlate, avec son maquillage caractéristique (le visage enfariné avec du blanc qu’il fabrique lui-même, les sourcils en accent circonflexe, les yeux cerclés de noir et les lèvres de sang), le mime Marceau devient au fil des années un des artistes français les plus connus dans le monde. Ses tournées aux États-Unis créent une vraie révolution théâtrale dans les années 1950, où a beaucoup été évoqué, notamment, son mouvement de la « marche contre le vent », à l’origine du moonwalk de Michael Jackson.

En France, il joue en 1975 dans la prestigieuse Cour d’honneur du palais des papes pour le Festival d’Avignon.

En 1978, il crée à Paris une école internationale de mimodrame, située dans les sous-sols du théâtre de la Porte-Saint-Martin au no 17 rue René-Boulanger, avec la volonté et l’espoir farouche de réaliser une de ses aspirations les plus profondes : l’art comme point de rencontre de toutes les cultures où des élèves de plus de vingt nationalités, de 18 à 25 ans, se côtoient. Alors que cette école devait initialement voir le jour à New York, le maire de Paris Jacques Chirac et son conseiller culturel Marcel Landowski permettent son ouverture le 19. Des cours de mime, de danse classique, d’acrobatie et d’art dramatique y sont dispensés par une douzaine de professeurs dont sa femme et disciple Anne Sicco. « Il ne suffit pas d’utiliser une technique, de sortir d’une école pour devenir artiste. Il faut créer un esprit et une méthode dramatique qui fassent évoluer l’élève20. »

Vingt-sept ans plus tard, en 2005, l’école de Marcel Marceau ferme définitivement ses portes en raison des économies demandées par la mairie de Paris21, ayant pour projet la création d’une autre structure (qui deviendra l’ESAD en 2007 sous la direction de Jean-Claude Cotillard).

Divorcé d’Huguette Mallet, avec qui il a deux fils, Michel et Baptiste, d’Ella Jaroszewicz et d’Anne Sicco, avec qui il a deux filles, Camille et Aurélia22 Michel, son fils aîné, est devenu, un temps, célèbre à Hollywood en y devenant, à 19 ans, chanteur avec d’autres jeunes, fils et filles de stars du cinéma américain23.

Marcel Marceau meurt le  à Cahors (Lot). Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (division 21)24.

Marceau aurait voulu que sa maison à Berchères-sur-Vesgre (Eure-et-Loir) devienne, après sa mort, un musée du mime. Après des années de procédure, le tribunal de commerce de Paris ordonne, en mai et novembre 2009, la vente aux enchères de tout son patrimoine artistique et de tous ses biens à l’hôtel Drouot25. Souhaitant que les objets lui ayant appartenu soient rassemblés dans un musée en France26, le ministère de la Culture et de la Communication a préempté certaines pièces désormais conservées à la Bibliothèque nationale de France : des archives, des dessins, des maquettes et des photographies, notamment un Bip sur scène27. D’autres ont été achetées par l’association Un musée pour le mime 28, créée par d’anciens élèves de Marceau, qui les propose sous forme d’expositions.

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Belgique

2021 : Après Sachoir, thonteux et croiver sont sur la liste des ajouts au dictionnaire !!

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Grande victoire pour les complotistes, le verbe sachoir est entré dans le dictionnaire ce mardi 5/01/2021 et voici, joint en tête d’article, sa conjugaison !

Après cette victoire rocambolesque soulignée par nos chimpanzés :

Sachoir, verbe du 3 groupe, entre officiellement dans le dictionnaire.

La fête est là et l’alcool coule à flot mais le combat n’est pas encore fini !

Il faut désormais faire passer tous les autres mots du vocabulaire internet pour enfin avoir une orthographe plus facile d’accès à la plèbe. C’est ainsi que depuis plusieurs jours, l’académie belge envoie plusieurs candidatures de mots pour le dictionnaire tel que thonteux, synonyme obvious des thons de la ville de Theux (Liège) et croiver (verbe dû à la déformation par analogie proportionelle du verbe « boire » sur le verbe croire plus d’infos à :

croivent

Sans doute sous l’influence du verbe , par l’ analogie proportionnelle : boire : ils boivent :: croire → ils croivent. croivent kʁwav – Il s’agit d’un terme utilisé qui n’est pas d’un usage standard. (Populaire) (Familier) (Fautif) Variante de . Troisième personne du pluriel du présent de l’indicatif de croire.

)

sont en cours d’analyse chez Larousse et le petit Robet de poche. L’académie française, quant à elle, s’en mort toujours les doigts mais qu’à cela ne tienne !

 

Nous suivrons cette candidature pour vous !

 

Chimpanzément votre,

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Belgique

Sachoir, verbe du 3 groupe, entre officiellement dans le dictionnaire.

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dictionnaire mots existent pas

C’est décidé à la cours de cassation cette après midi.

Pour leurs utilisations inentérrompues sur internet et favoriser l’acccès à l’orthographe facile pour tous, particulièrement les défavorisés, les hautes instances françaises ont intégrées une panoplie de nouveau mots dans le dictionnaire. De même que d’autres mots tel que : hashtag (dièse pour les ché-brans), implémenter, génance, coolance, zlataner, juste (comme un adverbe) et d’autres plus abracadabrantesques (aussi dans la liste !) que d’autres pour aider à ajuster la rigueur lexique des gens sur internet.

Une tentative un peu veine selon l’académie française qui, elle, campe sur ses positions avec dégagisme et du confusant car selon eux la rigueur actuelle permet un effet amincisseur sur la populace de pleutre que nous sommes. Pourtant on ne peut en vouloir aux uns de solutionner les problèmes actuelles surtout avec la populace de soixantenaire qui nous contrôle.  Ces procastrinateurs eux pensent plutôt que cette est trop chronophage pour les hipsters que nous somment mais cela ne reste pas moins un mouvement inarretable qui est marche en ce moment.

N’hésiter pas à candidater vos nouveaux mots dans l’article !!

Chimpanzément votre,

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France

Disruption totale: La France choisit la vaccination aléatoire

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Après le mauvais départ de la campagne de vaccination, la France vient de choisir la vaccination aléatoire.

Simple, peu coûteuse et sans discrimination, la vaccination aléatoire entre en vigueur dès demain « Vu que les français sont nombreux dans les transports en commun, en rave party, en classe ou encore aux dédicaces de Miss France, il sera facile pour nos indigènes de les vacciner. »

Embauchés d’urgence, 100 000 indigènes vont investir les lieux publics et privés afin de vacciner le plus de français possible « Avec leur sarbacane ça va aller vite. » souligne Gabriel Attal. Marlène Schiappa se félicite de cette technique « sans discrimination mais avec un potentiel danger pour les cheveux. »

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