La phrase : « Tout donner, rien lâcher » n’influencerait en rien les résultats à une épreuve.

C’est une étude de l’Université de Paris qui l’affirme : Prononcer des dizaines voire des centaines de fois la phrase : « Il faut tout donner, ne rien lâcher » ou ses variantes durant un concours ou une compétition n’aurait aucun réel impact sur le résultat.
Cette phrase, bien connue du public, est en effet l’une des plus prononcées par les candidats des télé-réalités et par les sportifs, à tel point qu’elle a fini par s’exporter dans le langage courant. C’est ainsi que des jeunes élèves du primaire travaillent sur leur devoir de français en indiquant qu’ils ne vont « rien lâcher » pendant que leurs pères préparent le plat spaghettis du soir en déclarant qu’ils vont « tout donner ».
Or, les résultats de l’étude réalisée sur 112 cobayes parmi, lesquels 88 hommes et 24 femmes, tous participants à des télé-réalités culinaires en France durant les trois dernières années, sont sans appel : Dans 98,52% des cas, ces phrases motivantes utilisées par les candidats sont sans effet sur leur victoire.
C’est ainsi que Kévin, finaliste malheureux à Top Chef 2015, avait prononcé cette phrase ou une de ses nombreuses variantes (« rien lâcher, tout donner », « je lâche rien », « je donne tout », « allez, allez, les gars, on donne tout ! ») 665 fois durant les 12 épisodes de la saison, soit une moyenne de 55,42 fois par épisode. Son concurrent direct, vainqueur, Xavier, ne l’avait quant à lui prononcée que 244 fois soit 20,33 fois par épisode. Le total, tous candidats compris, s’élève à 12330 fois durant toute la saison 2015. Sur ces 12330 fois, seules 244 auront donc été utiles.
La probabilité d’être le vainqueur de l’émission en prononçant cette phrase est de 0,02%, ce qui ne réussit pas à prouver une corrélation entre la phrase et la réussite.
Entonnement, selon la même étude, les facteurs qui auraient un impact bien plus important sur la réussite seraient la télégénie (64%) et des compétences en cuisine (35%).
En outre, une étude dont le but est déterminer l’impact du cri : « Bamos » sur la réussite d’une épreuve est toujours en cours.
 

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