EXCLU – Hollande avoue : « Je n’ai pas la moindre idée de ce que je suis censé faire, depuis 4 ans ! »

L’interview nous a été accordée dans le contexte épineux de l’affaire du procès d’Antoine Deltour. Après avoir souligné l’importance des lanceurs d’alerte pour les Panama Papers, il a été demandé à François Hollande pourquoi il n’intervenait pas en faveur de celui qui a dénoncé le scandale du Luxleaks. La suite de l’entrevue est édifiante.

Nous – Monsieur le Président, pourquoi ne pas user de votre pouvoir et de votre influence pour venir en aide à l’un des symboles de la lutte contre le monde de la finance ?

François Hollande – Eh bien la réponse va vous étonner, mais je ne sais pas du tout ce que je dois faire dans cette histoire. Le travail de Président de la République m’échappe complètement… J’ignore même de quoi il retourne dans le cas des Panamas Papers. On vient à peine de m’expliquer en quoi consiste l’évasion fiscale.

N .Que voulez-vous dire ? Vous ne devriez pas savoir ça en tant que Président ?

F.H. En fait, je n’ai pas la moindre idée de ce que je suis censé faire… et ce, depuis quatre ans. Je fais tout au feeling. Si je compte me représenter, c’est uniquement parce que je suis sûr de perdre. Je ne peux pas continuer à faire ça.

N . – Et vos ministres ?

F.H. Pareil, ils ne savent pas du tout ce qu’ils doivent faire. Certains ignorent carrément quelle est leur attribution. Voyez Arnaud Montebourg, il a vraiment cru que le ministère du « Redressement productif » existait. Regardez Jean-Vincent Placé : il est content parce qu’il est ministre, mais si vous lui demandez en quoi son travail consiste, il serait bien embêté pour vous répondre. Il ne sait même pas s’il a un bureau au ministère.

N . – Concernant vos prédécesseurs, certains pourraient vous aider…

F.H. Vous plaisantez ? Ils n’en savent pas plus que moi ! Sarkozy ne compte pas redevenir Président ! C’est juste que ça l’amuse de me voir galérer. Chirac n’en savait pas plus non plus.

N . – Mais… cela veut-il dire que nous courrons à la catastrophe ?

F.H. Non, je pense qu’un jour nous aurons un Président compétent. Quelqu’un qui connaisse quelque chose en économie. Qui ait une idée de ce qu’est la justice sociale ou qui sache ce qui est vraiment écrit dans la Constitution.

N . – Mais, toutes ces lois que vous faites voter ?

F.H. Honnêtement, il s’agit en général de versets de la bible qu’on copie-colle dans un document avec un joli encart de la République Française. Mais il n’y a aucun contenu. Si nos lois changeaient quelque chose, croyez-moi, vous l’auriez déjà remarqué…

N . – Est-ce pareil partout à l’étranger ?

F.H. En partie, oui, sauf en Allemagne. Là, les dirigeants ont l’air de vraiment travailler. J’imagine qu’ils lisent vraiment les dossiers et qu’ils essaient de trouver des solutions pragmatiques, ancrées dans la réalité… un truc de fous. Je ne suis pas capable de faire ça… personne, dans mon gouvernement, ne l’est

N . – Pourquoi être devenu Président alors ? Et pourquoi le rester ?

F.H. Et bien, j’ai voulu le devenir parce que ça avait l’air facile et bien payé… vous savez je suis un homme qui aime les choses simples. Et si je le reste, c’est surtout parce que, il faut le reconnaitre, on rigole bien, surtout en conseil des ministres ! Haha !

N . – Et les problèmes des Français ? Et vos idéaux de gauches ? Vos promesses ?

F.H. Très franchement, là, je n’en ai plus grand-chose à faire… la conduite d’un État dépasse de très loin mes compétences. Pour ce qui est de mes promesses, j’ai dit aux gens ce qu’ils voulaient entendre… Quant aux idéaux de gauches, faut pas rêver… Qu’est-ce que vous voulez ? Un monde plus juste ? Meilleur ? Ne comptez pas sur moi !

N . – Et si demain, Marine Le Pen était élue à cause de vos révélations ?

F.H.  Je lui souhaite bien du plaisir ! Elle se plantera ! Elle s’y connait encore moins que moi !

N . – Tout cela ne laisse présager que peu de perspectives pour les Français.

F.H.  Meuh non… Regardez : la croissance repart et même si je ne sais absolument pas ce que c’est, je suis sûr que c’est bon signe.

Une interview certes peu encourageante mais qui doit nous convaincre d’une chose ; l’État est peut être très mal géré, mais la situation ne pourra pas empirer. De meilleurs jours sont à venir !

ATTENTION – VIDÉO à ne pas manquer !

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