Décathlon renonce à vendre ses gilets jaunes

 

Decathlon a annoncé mardi soir le retrait de ses gilets jaunes que la marque souhaitait commercialiser en France dès le mois de mars, et qui était déjà présent sur son site de vente en ligne. Sur les réseaux sociaux et parmi les responsables politiques, beaucoup s’offusquaient de ce choix, que Decathlon a d’abord voulu défendre. Avant de, finalement, faire volte-face face à « la violente polémique suscitée et aux menaces proférées », selon un communiqué du groupe publié mardi en début de soirée.

Sur RTL, la ministre des solidarités et de la santé Agnès Buzyn a rappelé qu’un tel produit n’était « pas interdit par la loi ». Et d’ajouter : « C’est une vision du citoyen que je ne partage pas. J’aurais préféré qu’une marque française ne promeuve pas le poujadisme. »

Sur Twitter, Aurore Bergé, porte-parole de La République en marche (LRM), a pour sa part écrit : « Le sport émancipe. Il ne soumet pas aux ultras. Mon choix de citoyenne sera de ne plus faire confiance à une marque qui rompt avec nos valeurs. »

Sur BFM-TV, le président du MoDem, François Bayrou, a déclaré que « la société française, c’est une société qui dans sa tradition refuse qu’on manifeste de la haine ».

Quant au président de la formation souverainiste Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan – qui avait aussi demandé à ce que le produit soit retiré de la vente –, il appelait au boycott, tout comme la présidente du groupe PS à l’Assemblée nationale, Valérie Rabault. « C est honteux et je rappelle que la loi interdit les manifestations de gilet jaune non déclarées. »

Decathlon va perdre plus de clients qu’il ne va en gagner », a également tweeté l’ancienne ministre de l’environnement, sous Jacques Chirac, Corinne Lepage.

 

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