Coiffure : il ouvre un salon et le baptise sans jeu de mot tiré par les cheveux.

Il y a des gens qui cherchent leur voie, qui se tâtent professionnellement, qui font carrière par le hasard des choses. Marc, lui, a toujours su qu’il ferait du cheveu sa vocation.

Tout petit déjà, devant la série « Les Jours heureux », il admirait Fonzie se recoiffer la banane. Et il le trouvait cool, Fonzie.

Plus tard, il passa son adolescence la tête dans les nuages et la coupe tristounette. L’époque lui laissant comme seuls choix en la matière les modèles de la brosse ou du bol, Marc en enviait presque le mulet de son père et rêvait de créations capillaires improbables, belles, différentes…

C’est donc tout naturellement qu’il entreprit des études de coiffure. Avec beaucoup d’application, il travailla son coup de ciseau sans relâche. Jour après jour, il apprit à tondre, mécher, effiler, lisser, égaliser, boucler, dégrader et « rafraîchir un peu ».

Le diplôme en poche, Marc fut tout d’abord embauché comme coloriste chez « Infini-tif ».

Là-bas, il se fit une première expérience, intégra comment raviver une teinte, choisir un reflet, conseiller un bain crème, tout ça.

Une fois le pigment maîtrisé dans toutes ses nuances et après un bref passage en stage chez « Coiff’Heure », le temps était venu pour Marc d’ouvrir son propre salon. Il détermina le lieu avec soin, commanda le matériel avec autant de méticulosité, décora amoureusement l’endroit. C’est avec beaucoup d’émotion qu’il se rendit compte que son désir prenait vie, il ne lui manquait plus qu’un nom.

Des heures durant, il chercha fébrilement l’inspiration… en vain. Il éplucha l’annuaire, consulta les magazines spécialisés et dut se rendre à l’évidence : tous les noms ayant un rapport, même lointain, avec la coiffure étaient déjà pris par d’autres salons. Il décida donc d’appeler le sien « chez Marc » car, après tout, c’était chez lui.

 

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