Chasse aux Irma dans les rues de Saint-Barth

A peine le passage de l’ouragan vient-il de se terminer sur l’île de Saint-Barthélemy qu’on contemple avec sidération les dégâts apocalyptiques qu’il a laissé derrière lui.

Mais certains habitants cherchent avant tout des coupables. Quelques-uns d’entre eux qui ont tout perdu, semblent sombrer dans la folie et sont prêts à tout pour exorciser le cruel sort qui s’est abattu sur eux.

Un groupe particulièrement extrême d’hôteliers Saint-Barthinois, sentant que le secteur du tourisme de luxe va s’assoupir pendant quelque temps, a décidé de traquer les femmes prénommées Irma dans les rues de l’île. Celles-ci, peu nombreuses au recensement officiel, sont en cavale depuis 48 heures. Nos équipes sur place ont réussi à rencontrer l’une d’entre elles dans l’anse de Grand Cul de Sac. Elle témoigne au péril de sa vie: “C’est incroyable, nous avons déjà connu l’ouragan mais la folie des hommes est sans pareille! Je lance un appel à l’ONU pour qu’ils réagissent à cette discrimination stupide.”

Nous espérons ce groupe retrouvera dans les prochains jours un peu de bon sens avant d’aller trop loin. Et nous relayons à la communauté internationale le message de détresse de cette femme prénommée Marie-Thérèse (prénom d’emprunt afin de garantir son anonymat). Cette situation pousse l’Organisation Météorologique Mondiale à réfléchir à ne plus utiliser de prénoms pour nommer les ouragans mais plutôt des codes alphanumériques arbitraires.

Les commentaires sont juste en dessous de la publicité:

Commentaires