A cause d’une erreur de frappe, Christiane Taubira relâche 68.000 prisonniers

C’est une situation ubuesque que connaît le ministère de la justice à peine un mois après les terribles attentats de Paris et Saint-Denis et qui ont fait 130 victimes.

En effet, la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, qui subit depuis trois ans les critiques houleuses de l’opposition, vient de commettre une bourde qui devrait lui coûter son poste après le remaniement gouvernemental suivant les élections régionales de ce week-end. Elle vient en effet de décréter la libération de tous les prisonniers de France ! Oui, vous avez bien lu, les prisons seront vidées ce samedi 12 décembre à 9h du matin.
FATIGUE OU LAPSUS RÉVÉLATEUR?
En cause, un mot manquant  qui a lourdement changé le sens du décret paru au Journal Officiel de ce matin. Le ministère voulait en effet empêcher toute sortie de prison pendant l’état d’urgence, même pour tout ceux qui ont purgé leurs peines. Ce n’est que ce matin que le ministère de la justice s’est rendu compte de la terrible erreur. Le décret ordonne « la sortie dans l’immédiat de toutes les personnes incarcérées » alors que le ministère cherchait à  « interdire la sortie dans l’immédiat de toutes les personnes incarcérées »
Christiane Taubira a plaidé « beaucoup de fatigue à lire la poésie de Lord Byron ces derniers temps« , dans un communiqué AFP.
LA REFORME DE LA JUSTICE VA AGGRAVER LA SITUATION
Au delà de cette bourde, la ministre socialiste va devoir assumer les conséquences de sa réforme judiciaire du printemps dernier dans laquelle elle empêchait que les décrets ministériels soient abrogés moins de 72 heures après leur sortie au Journal Officiel et dans laquelle elle empêchait également les forces de police d’interpeller « les criminels sortis de prison depuis moins de 96 heures » 
C’est donc 68.000 meurtriers, violeurs, terroristes, pédophiles et néo-nazis qui seront libres de leurs mouvements dans les rues commerçantes ce week-end, sans que la police ne puisse intervenir avant mercredi minuit.
Bernard Cazeneuve, selon une source ministérielle, aurait d’ors et déjà donné des instructions précises allant dans ce sens.
Le gouvernement, ne souhaitant polémiquer sur le sujet à deux jours du deuxième tour des élections régionales, n’a pas réagi à cette annonce.
Ségolène Royal, invitée sur France Inter, a refusé de répondre à toutes les questions qui ne concernaient ni La Cop 21, ni la venue de Madonna sur place de la République.
Manuel Valls, le premier ministre, interrogé sur le sujet sur RTL ce matin, s’est fendu d’un « appel à la responsabilité et au respect rigoureux de la loi » 
VICTOR NEWMAN.

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