Un lundi sanglant à la frontière de la bande de Gaza.

Tandis qu’officiels américains et israéliens – sous le regard de Donald Trump – inauguraient en grande pompe la nouvelle ambassade à Jérusalem, des dizaines de milliers de Palestiniens ont manifesté contre ce déménagement, à quelques kilomètres de là. Les plus résolus ont affronté les tirs des soldats israéliens en allant lancer des pierres et en tentant de forcer la barrière de sécurité lourdement gardée. Le gouvernement israélien avait été clair: il emploierait «tous les moyens» pour protéger ses soldats et la barrière et empêcher une incursion en Israël susceptible de mettre en danger les populations civiles riveraines. Conséquence, 2 soldats iraëliens ont été blessés. Le drame de ces 2 soldats de Tsahal choque toute la communauté internationale. Il y a aussi quelques victimes du côté Palestiniens avec 52 morts et plus de deux mille autres blessés dans ces affrontements. Ce lourd bilan fait de cette manifestation la plus meurtrière depuis la guerre de 2014 dans l’enclave sous blocus. Ces heurts sanglants doivent se poursuivre mardi, pour les 70 ans de la Nakba, l’exode palestinien de 1948.

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