L’association des violeurs s’amuse du hashtag #balancetonporc “Ces connes ne donnent pas nos noms, on peut continuer peinards”

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L’association des violeurs (AV) a annoncé ce matin avoir vu avec beaucoup de plaisir un hashtag se développer autour de la dénonciation de crimes sexuels. Ce qui a amusé le porte parole de l’association, c’est qu’aucun message n’identifie clairement l’agresseur, ce qui va permettre à tous les membres du groupe de continuer leurs activités en toute impunité.

Une victoire de plus pour l’association qui se félicite d’avoir encouragé ce hashtag avec de faux profils. “Un hashtag, ça sera oublié par ces connes dans 1 semaine. Alors qu’une condamnation…”.

Article de Libération:

Depuis la révélation de l’affaire Weinstein, les langues se délient. Et notamment en France. Dans la foulée du mot-dièse #MyHarveyWeinstein («mon Harvey Weinstein»), Sandra Muller, journaliste à la Lettre de l’audiovisuel, a posté vendredi soir un tweet sous le hashtag «balance ton porc», toujours en tête dimanche des «tendances France» sur Twitter. Objectif : inciter les femmes à briser l’omerta et à raconter le harcèlement sexuel et même les agressions sexuelles dont elles ont été victimes dans leur travail «en donnant le nom et les détails». Elle-même décrit sur le réseau social ce qu’elle a subi d’un ancien responsable de chaîne : «Tu as des gros seins. Tu es mon type de femme. Je vais te faire jouir toute la nuit


Certaines sont toutefois prises à partie par des internautes pour refuser de donner le nom de leur harceleur ou de leur agresseur. C’est le cas de l’actrice et choniqueuse Julia Molkhou, qui explique ne pas vouloir participer à «cette chasse aux sorciers». «Ne pas donner le nom de cet homme là reste [mon] droit» indique-t-elle.

Par ailleurs, l’affaire Weinstein continue de défrayer la chronique. Dernière accusation en date : celle de l’actrice britannique Lysette Anthony, qui raconte avoir été violée dans les années 80 par le producteur. Samedi, ce dernier a été exclu par l’Académie des arts et des sciences du cinéma, en charge notamment de la remise des Oscars. Dans le JDD, ce dimanche, Isabelle Adjani s’indigne : «Je pense que cette histoire, l’impunité et le silence qui entourent encore le harcèlement sexuel, malgré l’évolution de la loi qui le réprime de plus en plus sévèrement, expriment profondément une inégalité radicale qui perdure entre les femmes et les hommes : celle du choix et de la maîtrise de sa sexualité. Laissons savoir à ces messieurs les harceleurs que les actrices, tout comme les ouvrières, les agricultrices ou les ingénieures, les commerciales ou les institutrices, les mamans ou les putains, sont toutes libres de baiser, libres d’avorter. Et libres de parler!», conclut l’actrice multi-césarisée.

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