La réforme a été annoncée sans consultation, dans une note de service de onze lignes.
Elle fusionne trois ministères dont les sigles présentaient, selon le texte, « un risque élevé de confusion administrative et postale ».
Les compétences concernées — l’énergie, la culture et la pêche maritime — n’ont aucun rapport entre elles. Le nouvel ensemble compte quatre mille agents et un intitulé de dix-sept mots.
Le ministre nommé à sa tête a demandé un organigramme. Il a reçu un diagramme circulaire sans point d’entrée.
« Je gère l’énergie, la culture et la pêche », résume-t-il. « Je ne connais rien à ces trois domaines, mais au moins le sigle est très clair maintenant. »
