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Jugement du procès Sudpresse – Nordpresse

Vous l’attendiez, le voilà.

En résumé, c’est une demi défaite:

C’est en tous cas un triste jour pour les victimes de cette presse, pour la liberté d’expression, et pour Nordpresse aussi, évidemment.

Vincent « Flibustier » Herregat n’est pas condamné et recevra 1440€ à titre d’indemnité de procédures de SUDPRESSE SA.

Par contre, la société qui détient Nordpresse est condamnée à enlever toute mention de la campagne d’appel au boycott et à verser 2050€ aux titres de dépens à SUDPRESSE SA.

Nous sommes d’ailleurs tenu de publier ce jugement pendant 60 jours en haut du site ainsi qu’épinglé en haut de la page Facebook.

On a donc perdu contre Sudpresse d’une certaine manière, mais nous irons en appel.

Nous trouvons également qu’il s’agit pour Sudpresse d’une victoire à la Pyrrhus puisque ce jugement reconnait que Nordpresse et Sudpresse sont des concurrents directs.

C’est à dire que Sudpresse fait des fausses infos ?

Ou c’est à dire que Nordpresse fait de l’information ? Nous pouvons aller demander des millions d’aides à la presse comme eux ? Demander des cartes de presses pour nos chimpanzés ?

Si vous voulez continuer à nous aider à financer tout ce bordel, la cagnotte est toujours en ligne en cliquant ici. Votre aide est précieuse, parce qu’au delà des frais d’avocat, c’est aussi énormément de temps qui est pris sur mon temps de travail et vos dons offrent une petite bouffée d’air frais qui me permet de tenir debout. Ce que Sudpresse fait depuis des années, c’est de la poursuite baillon, c’est nous attaquer pour nous assécher financièrement et nous pourrir la vie. Et faut dire que ça marche, ça m’a coûté 10000€ le premier procès et c’est pas fini… En plus de tout le temps où je ne peux pas travailler pour mes activités professionnelles, en plus du stress, du manque de sommeil, de la tristesse parfois.

Actuellement je ne publie pas le montant total afin que Sudpresse ne puisse pas se servir de cette information, mais sachez qu’actuellement, au 14 janvier 2020 16h35 vos dons ont couvert 87% des frais d’avocat à ce jour. Une fois l’affaire définitivement close, je publierai les factures et afficherai le montant des dons sur la page de la cagnotte.

On a donc encore besoin de vous si on veut continuer à financer la lutte. 

La suite ?

Nous allons en appel du jugement, pour plusieurs raisons: 

  • Reconnaître la concurrence entre Nordpresse et Sudpresse, le fait qu’on partage des annonceurs, que nous aurions mené cette campagne pour nous enrichir et « voler leurs annonceurs » est… (insérer mot de votre choix)
  • Le juge oublie complètement dans son jugement le fond de l’affaire en ne se concentrant que sur l’aspect concurrentiel. On parle de putaclic sur le viol d’une fille de 13 ans, un fait totalement mis de côté par ce jugement.
  • On va monter une Association de défense des victimes de ce type de presse, ça prend du temps et on compte sur le boulot bénévole de quelques personnes qui sont fort occupées…
  • Ce jugement pourrait faire jurisprudence dans d’autres affaires, dans d’autres cas de critique de la presse, en Belgique comme en Europe. Des organisations comme les sleeping giants pourraient être mises à mal par ce jugement. Il convient donc pour la défense de la liberté d’expression de ne pas abandonner, c’est le point de vue de notre avocat, profond et sincère militant de la défense de la liberté d’expression.
  • Parce qu’accepter ce jugement, ça serait montrer une grande faiblesse et décevoir tous les gens qui ont compté sur nous pour mener ce combat. Alors on va continuer, même si on doit aller jusqu’à la cour européenne des droits de l’homme (Et ça risque bien de finir là-bas). On ne va pas en appel pour aller en appel mais parce que c’est nécessaire et que notre avocat est convaincu qu’on peut gagner en appel.

 

Merci à tous ceux qui ont été là, par message, par vos dons, par votre présence au tribunal.

On continue.

(Coucou aux journalistes belges qui vont lire ce truc, ne rien en faire et continuer à fermer les yeux sur la déliquescence de leur métier)