Chers annonceurs de Sudpresse, cher public, pauvre Sudpresse.

Bonjour, chers annonceurs, cher public, pauvre Sudpresse, 


Le 19 octobre dernier, Sudpresse a diffusé un article absolument ignoble visant à produire un maximum de clics sur les détails sordides du viol d’une enfant de 13 ans.


Ceux-ci ont non seulement mis l’article en ligne avec des détails qui ne relèvent que du voyeurisme (sur le viol d’un enfant de 13 ans), mais en plus ont indiqué des liens vers d’autres articles de leur site pour pousser les gens à s’abonner en croyant découvrir la vidéo. Sinon pourquoi indiquer avec un lien que la scène a été filmée ? 

Lisez également les accroches Facebook. 

L’article renvoie vers cet article qui demande de s’abonner pour voir la suite. 

 


Il s’agit d’une technique assez banale et efficace pour attirer l’abonné, l’attirer avec des détails horribles pour ensuite semer le doute sur l’existence d’un contenu encore plus violent si on s’abonne. Je vous invite à naviguer dans la rubrique faits divers de Sudinfo pour voir comme cette technique est appliquée absolument partout. Sachez également que le groupe Sudpresse, dont le rédacteur en chef adjoint, a pour habitude de poster des articles violents et putaclic dans des groupes facebook locaux pour provoquer l’émoi et chercher à nourrir le voyeurisme de certains lecteurs.
C’est littéralement avec la douleur et la mort de citoyens qu’ils font leur beurre, parfois en diffusant directement la mort de ceux-ci ou leurs cadavres.


En réaction, j’ai, Vincent Flibustier, gérant de Nordpresse, formateur en éducation aux médias dans les écoles de Communauté Française depuis 5 ans et activiste pour une presse de qualité qui respecte la dignité humaine, lancé un appel à ma communauté pour que cessent des pratiques qui abîment des êtres humains depuis trop longtemps.

Cela fait des années que je récolte des témoignages de personnes salies, voire détruites par Sudpresse.

Je pourrais vous parler de l’accident mortel sur l’autoroute dont Sudpresse a racheté la vidéo du conducteur fantôme tuant sur le coup les occupants de l’autre voiture. 

Je pourrais vous parler de Timothée qui a vécu devant chez lui un accident de voiture grave et dont Sudpresse a essayé de récupérer les bandes de vidéo-surveillance avant d’aller les acquérir auprès de la police pour les diffuser. 

Je pourrais vous parler de la vidéo où un photographe de Sudpresse passe derrière les panneaux blancs de sécurité sur l’autoroute après un accident grave et où on voit un cadavre au sol.
Je pourrais vous parler de Vinciane dont le fils assassiné a été traîné dans la boue dans les lignes du journal. Je pourrais vous parler de Cathy, dont la fille s’est retrouvée affichée dans Sudpresse avec une photo volée sur Inmemoriam.be. Je pourrais vous parler de dizaines d’histoires similaires qui ont fait de moi quelqu’un de profondément révolté contre ce qui n’est pas que l’accumulation de dérives chroniques: il s’agit d’un véritable système pensé pour faire du clic sur la violation de la dignité humaine. Les victimes sont nombreuses et les personnes hostiles aux méthodes du groupe Sudpresse vont bien, bien au delà de la sphère de mon public. 

 

Suite à mon appel à vous contacter, chers annonceurs du Groupe Sudpresse, le CEO du groupe a décidé de vous écrire dans une lettre aussi mal écrite que calomnieuse et cherchant, vous le comprendrez rapidement je n’en doute pas, à éviter le fond du sujet, qui est la diffusion et promotion avec des méthodes putaclic d’informations détaillées sur le viol d’une enfant de 13 ans. 

 

Je vous invite à ce propos à consulter la version figée dans le temps (sans modification possible de leur part) de cet article, désormais archivé par mes soins: 

 

https://web.archive.org/web/20191021195758/https://www.sudinfo.be/id147404/article/2019-10-19/viol-collectif-filme-dune-jeune-fille-de-13-ans-par-plusieurs-mineurs-hensies

 

Réponse à cette lettre, point par point: 

Nordpresse est un site parodique créé effectivement pour parodier la bassesse des informations du groupe Sudpresse.

J’ai été accusé de propos antisémites par 4 pelés et 2 tondus (ou 2 pelés et 3 tondus je ne sais plus trop). Evidemment, Sudpresse ici n’ose pas affirmer que je publie des messages à caractère antisémite par crainte de plainte en diffamation.
Ils utilisent un procédé plutôt intelligent pour éviter de l’affirmer directement. C’est d’ailleurs bien la seule chose qui relève vaguement de l’intelligence dans leur lettre.

Vous comprendrez aisément qu’on peut accuser n’importe qui d’être accusé de n’importe quoi par quelques illuminés.

Je travaille depuis 4 ans dans les écoles de Communauté française et n’ai pas à rougir devant un bilan extrêmement positif dans l’immense majorité des endroits où je suis passé. Je vous invite d’ailleurs à venir me voir à l’occasion, je vous apprendrai avec plaisir tout un tas de choses sur les questions de fake news, d’évolution des réseaux sociaux et de la diffusion de mauvaises informations par la presse traditionnelle. 

 

Je suis également consultant en réseaux sociaux et web pour les entreprises et peux mettre mon expertise à votre disposition pour mieux optimiser vos budgets publicitaires sur des sites à réel retour sur investissement (Ni Sudpresse ni Nordpresse donc).

Il est vrai que cela a dérapé quand Sudpresse a diffusé une carte des musulmans de Belgique commune par commune, que je les ai dénoncés en comparant leurs journalistes à des étrons et que la justice m’a donné raison sur toute la ligne dans un jugement que vous pouvez lire ici: 

https://nordpresse.be/sudpresse-a-perdu-proces-contre-nordpresse/


Le traitement de manière professionnelle, je vous laisse en juger.

Quant au fait que les propos des parents ne seraient pas des détails sordides, sachez que ces propos sont souvent arrachés sous l’émotion et qu’il est très peu probable que la mère soit ravie de savoir que ceux-ci sont diffusés aux yeux de tous.

Je leur reproche d’avoir fait croire qu’il y avait une vidéo par leur accroche Facebook —-> La scène a été filmée ainsi que le lien en fin d’article qui est placé sur le morceau de phrase indiquant une vidéo. Encore une fois il s’agit d’une technique courante pour attirer le clic sur le dos de familles effondrées et je pense que personne ne veut voir son image associée à ce type de pratiques et étant consommateur de certains des annonceurs de Sudpresse notamment mon automobile, il me semblait important de prévenir des marques qui pourraient perdre des clients non pas à cause de la qualité de leurs produits mais des supports sur lesquels la publicité est diffusée. 

 

Concernant la réaction des internautes, vous conviendrez qu’il y a un vrai problème de fond et qu’il est plus probable qu’un certain nombre d’internautes soient choqués que de penser que je suis à la tête d’une secte d’écervelés qui n’ont pour but que de couler un organe de presse sans raison. 

 

A propos du Conseil de Déontologie, Sudpresse est régulièrement “condamné” par ce conseil, plus de 10 fois par an certaines années, pour ces pratiques. Les condamnations n’étant que la partie émergée d’un iceberg de sacrifice de la dignité humaine sur l’autel du clic.

Et s’ils affirment que j’ai été débouté pour une plainte, il y en a 2 qui elles ont été considérées comme recevables et fondées.

 

Sachez que si Sudpresse est effectivement le média en ligne le plus lu en Belgique francophone, c’est justement grâce à ces méthodes détestables et l’argument du lectorat devrait vous interroger sur non pas la quantité mais la qualité de la diffusion de vos publicités.

Je vous souhaite une agréable journée, une saine réflexion autour de cette question, chers annonceurs, cher public, pauvre Sudpresse. 

Vincent Flibustier, activiste révolté.

A votre disposition sur info@nordpresse.be pour toute question, remarque, témoignage…

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