Charles Michel applaudi à Paris : « On m’a pris pour Fabien Barthez »

Dimanche dernier, il n’y a pas que les forces de l’ordre qui ont connu la primeur d’une ovation publique. Coincé parmi les autres dirigeants, Charles Michel fut surpris de remarquer que les acclamations s’élevaient à son passage. « J’ai d’abord cru qu’ils applaudissaient Sarkozy, témoigne notre Premier Ministre, mais comment auraient-ils pu le voir ? D’autant plus qu’il se trouvait derrière Merkel ». Notre chef de gouvernement pensa ensuite que le vivat du peuple français ciblait son président, François Hollande, avant de se raviser car « il ne faut quand même pas pousser ».

C’est en constatant que tous les regards étaient posés sur sa personne, et en entendant des cris du type « Fabien on t’aime ! », « Le divin chauve! », ou encore « Et un, Et deux, Et trois – zé – ro ! » qu’il s’aperçut de la méprise du peuple français, qui le confondait avec l’ancien champion du monde Fabien Barthez. Il tenta bien de reprendre ses admirateurs de fortune, mais ceux-ci persistèrent :  » Alleï dis Fabien, il n’y a pas de gouvernement en Belgique, il n’y a que des frites,  une fois ! »

A l’heure de quitter le cortège, notre Premier mesurait l’ampleur de sa déception : « On ne m’avait jamais si bien accueilli lors d’un déplacement. Bien sûr j’ai déjà fait l’unanimité, mais c’était contre moi.  » Le temps aussi d’admettre la naissance d’un attrait pour le triomphe populaire :  » J’aspire à être aimé tant des Flamands que des Wallons. Quel dommage que je ne ressemble pas plutôt à Gilbert Bodart! ».

 

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