Radicalisation : Philippe Croizon ne serre plus la main des femmes

Le ministère de l’Education nationale reconnaît qu’il ne dispose pas de chiffres précis sur les faits décrits par son ministre. Quant aux syndicats d’enseignants, ils dénoncent un mauvais procès fait aux élèves.  A en croire le ministre de l’Education nationale, l’influence de la religion à l’école se ressentirait chez les élèves dès le plus jeune âge. « C’est vrai qu’on voit parfois des petits garçons qui refusent de tenir la main d’une petite fille », a glissé Jean-Michel Blanquer dimanche 13 octobre sur BFMTV. Pour l’ancien recteur d’académie, ce comportement n’est « évidemment pas acceptable dans l’école de la République ». Le ministre assure que « normalement, la solution à ce problème est relativement simple et rapide », mais que « si elle débouche sur un problème plus grave, on le signale ».  Combien de cas semblables à celui évoqué par le ministre se sont-ils produits ? Où ont-ils eu lieu ? Ont-ils été signalés ? Interrogé par franceinfo lundi 14 octobre, le ministère tempère ces propos et précise qu’il s’agit d' »un cas de figure parmi tant d’autres ». Il ajoute qu’il ne dispose cependant « pas de chiffres précis » et qu’il se refuse à « stigmatiser un secteur géographique ». Les services de Jean-Michel Blanquer renvoient à un document produit fin septembre à l’occasion d’un séminaire des coordonnateurs des équipes « Valeurs de la République », mises en place dans chaque académie sous l’autorité du recteur afin d’aider les enseignants à lutter contre « les atteintes à la laïcité » dans leurs classes.

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