Chers lecteurs, ceci est un message de colère. De colère parce que cela fait des mois, des années, que nous recevons régulièrement des messages de victimes du groupe Sudpresse dans un registre qui leur est cher: La publication d’articles sur des faits divers dramatiques.

Le groupe Sudpresse, via son site Sudinfo ou dans ses éditions papiers, publie régulièrement des photos d’accidents, de drames,… et quand il s’agit de la route, parfois prises derrière les barrières de sécurité et les panneaux de protection des victimes.
Le groupe Sudpresse utilise des méthodes pour générer du clic en repoussant sans cesse les limites de la violation de la dignité humaine: 
– Violation de la vie privée et du droit à l’image
– Déformation de propos de proches de victimes
– Utilisation de photos volées sur Facebook, voire sur des sites de nécrologie (voir fin d’article)

Exemple récent du 15 avril 2018:

Le journal relate ici la mort de 2 jeunes, utilisant leurs photos prises sur Facebook et donnant leurs noms, sans accord des familles, sans la moindre déontologie.

Un proche d’une des victimes nous a contacté, et nous n’en pouvons plus de voir des personnes endeuillées se faire cracher au visage par une presse qui n’en a que faire de leur peine, sacrifiant toute déontologie et tout humanisme sur l’autel du clic.

Ce type d’article, souvent orienté pour faire croire qu’il s’agit d’un hommage aux victimes, ne sert qu’à assouvir le voyeurisme de certains lecteurs et la pseudo-compassion qui en découle. Avec des commentaires « RIP courage aux familles » dont les familles n’ont que faire, ce que chacun désire lorsqu’il vit un drame, c’est la paix et la tranquilité, pas la publicité. Si une famille veut rendre hommage publiquement à une personne disparue, elle publie une nécrologie, elle publie de son côté un message. Personne ne désire voir la presse exposer sa douleur. 

Pire, bien souvent on peut lire des insultes, des jugements, des avis, dans les commentaires sous ces articles de décès. Ce qui évidemment ne fait qu’accentuer la douleur des familles, voyant ainsi la mémoire de leur proche salie par des commentateurs amenés par l’article de Sudpresse.


Nous avons perdu lors de la suppression de notre page Facebook beaucoup d’archives à ce propos (et tâchons de retrouver un back-up) mais nous nous rappelons avec émotion l’histoire d’une mère qui a vu sa fille salie dans Sudpresse, qui parlait d’une intoxication au CO de sa fille, sans aucune source. On pouvait alors lire dans les commentaires des insultes de leurs lecteurs, expliquant que la famille « n’avaient qu’à entretenir la chaudière au lieu de s’acheter des Jupiler » et autres analyses de haut vol. Or, la fille en question n’avait pas été autopsiée et il n’y avait donc aucune preuve de l’intoxication.

Lorsqu’il s’agit d’accidents de voiture, on voit continuellement des jugements sur le taux d’alcool de la victime, sur la problable consommation de drogue,… Ces commentateurs ne réalisent pas, puisque l’information est déshumanisée, qu’il y a derrière des familles, des proches, qui souffrent de lire pareils commentaires.

Tout le monde s’en fout ?

A chaque fois que nous recevons ce genre de témoignage, nos lecteurs et le public semblent assez peu s’en émouvoir. Parce que cela ne les concerne pas. Cela commence en général à concerner le public lorsque cela lui arrive. Lorsque c’est une connaissance, un proche, qui est victime de ce type de méthodes.

Ce que nous voulons expliquer, démontrer, et combattre, c’est que ce n’est pas qu’une accumulation de petites dérives déontologiques chez Sudpresse. C’est un véritable système. Un système qui cherche systématiquement à trouver des informations privées sur des victimes, qui prend un maximum de photos sur les comptes Facebook de celles-ci.

Un système qui a même été jusqu’à travailler avec des créateurs de groupe « Contrôles radars » pour y poster et mettre en avant les publications d’accidentés de la route. Un système où on voit un rédacteur en chef régional, devenu rédacteur en chef adjoint de Sudpresse, aller poster ces articles dégueulasses dans des tas de groupes.

 

La photo a été floutée par nos soins, dans l’article, il y a des photos non floutées de la victime, prises sur son compte Facebook

Nous avons également recueilli des témoignages de pompiers qui expliquent recevoir quasi-quotidiennement des appels de « journalistes » de Sudpresse pour prendre connaissance des accidents du jour. Certains pompiers leur répondent systématiquement et on peut se demander quel renvoi d’ascenseur ils obtiennent du groupe Sudpresse.

Une dérive qu’on peut voir dans cette vidéo, où un photographe de Sudpresse passe derrière les panneaux blancs, avec la complicité passive des pompiers et de la police, pour filmer un cadavre.

Ou encore dans cette vidéo, où on assiste en fait à la mort de 3 êtres humains.

Si nous diffusons ces vidéos et pas seulement des captures, c’est pour réellement montrer leur contenu même si nous savons que nous participons aussi à leur diffusion.

Qu’est-ce qu’on fait ?

Ce que nous lançons aujourd’hui, c’est un rassemblement de tous les défenseurs de la dignité humaine. Ce que nous voulons, c’est financer ensemble une procédure en justice pour obtenir des dommages et intérêts pour toutes les victimes passées et présentes de ces méthodes. Pour leur faire comprendre qu’à l’avenir, si ils continuent, ils paieront. 

Aujourd’hui, Sudpresse ne risque rien parce que personne ne fait rien. Globalement, toutes les personnes qui se plaignent de ce type de méthode sont systématiquement renvoyées vers le Conseil de Déontologie Journalistique. Sauf que le CDJ, qui est une instance d’auto-régulation, n’a aucun pouvoir de sanction. Donc à part une publication sur le site internet qui explique leur condamnation (ce qu’ils font en insérer l’avis du CDJ en fichier image pour éviter qu’on ne puisse le copier/coller et le trouver en cherchant dans google), ils peuvent continuer tranquillement à salir l’humanité.

Nous avons donc aujourd’hui un organe de presse subsidié à hauteur de plus de 1,6 millions d’euros par an (les aides régionales et externes étant très difficiles à identifier) qui sans cesse abîme la vie de citoyens sans la moindre sanction. 

Et c’est possible de gagner.

En 2014, un article présentait cette histoire:

Le conseil de déontologie a statué en reconnaissant une faute.  Pour l’infirmière victime de cette diffamation, c’est une vie abîmée, une réputation salie. Pour Sudpresse, c’est juste une tape sur les doigts.

MAIS.

La plaignante a ici été plus loin et a attaqué en justice le groupe. Finalement, la plaignante a obtenu plusieurs milliers d’euros de dommages et intérêts.

Nous vous invitons à prendre contact avec nous via ce formulaire, à nous raconter votre histoire, à nous apporter votre soutien, afin que nous estimions la force de frappe que nous pouvons déployer pour faire cesser ces méthodes, qui, si elles n’ont déjà affecté votre vie, finiront tôt ou tard par être utilisées contre vous, vos amis ou votre famille.

Et parce que seuls, les familles, groupes d’amis, connaissances, n’ont pas le courage d’attaquer un groupe de presse qui pèse des milliards alors qu’ils sont dans une période difficile, mais ensemble, nous pouvons faire changer les choses et envoyer un signal à une certaine presse que traîner dans la boue des êtres humains, c’est terminé. 

LE FORMULAIRE EST ICI 

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Merci de votre temps et merci de partager.

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