Pour la première fois de son histoire, le Tour d’Italie, course cycliste majeure, démarre hors des frontières européennes. Alors que les amateurs du Giro découvrent les premières étapes en Israël, un détail d’importance n’échappe à personne : le nombre de chutes sur route est anormalement élevé.

Interrogés à la fin de la première étape, les cyclistes sont unanimes : les corps jonchant les routes dérangent les coureurs, les obligeant à rouler en zig-zag pour ne pas se prendre les roues dedans. Et ces manœuvres délicates provoquent de nombreuses chutes, parfois dangereuses.

Un des participants raconte :

« Vers le milieu de la course, il y avait un corps juste après un virage. Il mesurait moins d’un mètre, probablement un enfant, donc quasi impossible à voir et à anticiper. En le percutant, un morceau de main s’est coincé dans le dérailleur et je suis tombé. Heureusement il n’y avait personne derrière-moi, j’ai eu de la chance. Mais devoir être aussi vigilants, en plus de la chaleur, ce ne sont vraiment pas des conditions faciles pour nous»

Interviewé par notre envoyé spécial en Israël, le directeur du Giro regrette cette situation mais affirme que des dispositions seront prises à l’avenir pour protéger les coureurs. Quant à la présence de tous ces cadavres, il préfère laisser cela au monde politique.

« Tout le monde a ses coutumes et ses traditions. Je respecte tout à fait cela, et l’ouverture du Giro à l’extérieur est un signe de tolérance et de paix. Mais ici nous parlons tout de même d’une course majeure à la réputation internationale, ils auraient quand même pu faire l’effort de nettoyer les routes afin de les rendre plus praticables. Je vais contacter le ministre des sports israéliens afin de lui demander d’évacuer les corps et les morceaux d’obus pour les prochaines étapes. »

En attendant le Tour continue, et il semble déjà tenir toutes ses promesses. Une seule question : Chris Froum peut-il encore espérer revenir et triompher ?

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