Résumé du procès de Sudpresse contre Nordpresse pour harcèlement textuel

(En vert les phrases de l’avocate de SP)
Il était 9h15.
Le procès débute.
L’avocate de Sudpresse commence sa plaidoirie.
C’est à peu près la même chose qu’il y a un an.
Elle n’a qu’un axe d’attaque.
On aurait voulu détruire la vie d’un journaliste de Sudpresse en faisant du bashing avec notre armée de fans.
“Au far-west on avait le goudron et les plumes, au Moyen-Âge le pilori, maintenant on a le bashing” (Bon ordre chronologique…)
Elle passe en revue des commentaires insultants laissés par des personnes sur le compte twitter du journaliste.
“Une personne a publié une photo de mon client grimé en Hitler, renvoyant aux heures les plus sombres de notre histoire”

“Il (Vincent) a publié une carte de la ville où habite mon client avec un étron !”

Ensuite l’avocate a fait une erreur dans le nom du journaliste qu’elle défendait, en disant “Vandenbenden” au lieu de “Vandenden” en gros :). Elle a répêté l’erreur pendant presque toute sa plaidoirie… 😀 On est même pas sûrs qu’elle l’ai vraiment rencontrée le client, vu que c’est Sudpresse qui commandite, peut-être que le gars en question lui même n’en a rien à faire de nous attaquer.

Elle a également dans une tirade fait un lapsus en disant Nordpresse au lieu de Sudpresse. Vincent a éclaté de rire à ce moment là, le juge l’a remis à sa place en lui expliquant qu’on était pas au cirque et que cela suffisait de ricaner depuis le début de l’audience. Et il est vrai qu’il est difficile de rester de marbre face à 1 heure de plaidoirie diffamante.

Bref, globalement on est toujours dans la même chose, la volonté de démontrer qu’on a organisé un lynchage public d’un journaliste de Sudpresse qui était un parfait inconnu et qui a subi un terrible préjudice, ne pouvant plus sortir de chez lui,… Citant même une décision de la Cour Européenne des droits de l’homme en Pologne dans les années 90 (Mais on y reviendra plus loin 😉 )

Sudpresse réclame donc 15.000€ de dommages et intérêts pour le journaliste, qui est entre temps monté de grade chez Sudpresse (comme quoi, on l’a peut-être aidé dans sa carrière en fait 😉 ). Ils réclament aussi qu’on supprime tous les articles qui concernent l’affaire, mais ils ne demandent pas qu’on publie le jugement. En gros, paye en silence.

Notre avocat a quant à lui essayé de prouver qu’il s’agit non pas du procès entre le journaliste de Sudpresse et Vincent Flibustier mais bien un procès entre Sudpresse et Nordpresse.
Pour preuve, jamais nous n’avons remis le nom du journaliste en ligne après la dénonciation de leur article sur la carte des musulmans de Belgique. On en a strictement rien à battre de ce gars, on a voulu attaquer Sudpresse de manière frontale.

L’article où nous avions placé un caca sur la ville de Namur pour dire où habitait le journaliste qui a écrit l’article sur la carte des musulmans est resté en ligne 24h. Nous l’avons ensuite retiré parce que justement, nous ne souhaitions pas un bashing gratuit contre un journaliste. Nous voulions attaquer Sudpresse.

Notre avocat a également été consulter l’arrêt de la cour européenne des droits de l’homme dont parlait l’avocate de Sudpresse. Et il s’agit d’un arrêt sur une fille de 14 ans ayant été violée et qui avait désiré avorter. Elle a alors subit une campagne de harcèlement sans précédent, encouragée par une certaine presse catho,… On va dire qu’entre la fille de 14 ans violée et harcelée par des milliers de personnes; et un journaliste qui fait un article sur le nombre de musulmans dans chaque commune et qui reçoit 5 tweets agressifs, il y a une petite différence.

Notre avocat a également démontré que contrairement à ce que souhaite Sudpresse, il est sain d’avoir publié les documents de procédure sur notre site et qu’il était beau pour la démocratie de voir des jeunes qui suivent Nordpresse se déplacer pour assister à un procès.

Notre avocat a démontré brillamment qu’évidemment c’est Sudpresse aux commandes, qui n’en sont pas à leur première intimidation, procédures au pénal, courriers d’avocats,…

Il a également démontré qu’il s’agit d’une méthode de poursuite-baillon ayant pour but qu’on arrête de les attaquer, voire qu’on arrête tout simplement nos activités qui, il est vrai, ont permis de mettre en lumière toute la noirceur de leur travail. Violation continue de la dignité humaine, vol de photos d’adolescents morts dans des accidents de la route, désinformation,…

A noter que l’audience devait avoir 3 étapes:

1- La plaidoirie de la partie qui attaque (Sudpresse)
2- La plaidoirie de la défense (Nordpresse)
3- La contre-plaidoirie de l’attaque.

Sauf qu’à la fin de la plaidoirie de notre avocat, le juge a expliqué qu’il en avait assez entendu et a refusé que l’avocate de Sudpresse puisse répondre. De notre côté, on a considéré que c’était un signal positif pour nous. Notre avocat n’était pas du même avis et disait que globalement ça peut vouloir dire l’un comme l’autre ou même ne rien vouloir dire du tout.

Verdict à venir vers mi-décembre.

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