Stephane Moreau attaque en justice tous ceux ayant un jour dit du mal de lui

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Après avoir cité à comparaître cinq députés de la Commission Publifin hier, le patron de Nethys Stéphane Moreau a annoncé ce jour une volée de poursuites supplémentaires. Par le biais de ses avocats, il a en effet déposé au tribunal de première instance de Namur des citations à comparaître pour l’ensemble des personnes ayant un jour dit quelque chose de négatif à son sujet.

Les magistrats du tribunal ont d’ores et déjà reporté toutes les audiences prévues pour les sept prochains mois et ont demandé des renforts des arrondissements judiciaires environnants afin d’analyser les 897.544 pages du dossier.

Au total, ce ne sont pas moins de 68.637 citations à comparaître qui sont rassemblées dans ce dossier et qui visent toutes sortes d’individus ayant en commun d’avoir un jour exprimé un avis négatif à l’encontre de la personne de M. Moreau. À chacune de ces personnes, les avocats du bourgmestre d’Ans comptent réclamer 10.000€ à titre provisionnel, pour calomnie et atteinte à la présomption d’innocence.

Pour constituer cet impressionnant fichier, les avocats de M. Moreau ont passé au crible l’ensemble des 6.798 articles de presse publiés à son sujet, avec une attention toute particulière à la section des commentaires des sites de presse en ligne, afin de rassembler les coordonnées et détails des propos de tous les particuliers qui se sont exprimés de manière défavorable à son sujet.

Ceci ne manque pas d’inquiéter Jean-Paul, 54 ans, d’Ougrée : « À chaque article parlant de Publifin ou Nethys, j’allais toujours écrire ‘Moreau parvenu, Moreau vendu, Démission !’ dans les commentaires. Je pensais que la liberté d’expression était garantie dans notre pays, mais ce n’est apparemment pas le cas… »

Mais les commentateurs ne sont pas les seuls visés. Les avocats de Stéphane Moreau ont également passé au crible la correspondance et tous les documents officiels du patron de Nethys. Ainsi, parmi les personnes citées à comparaître, on retrouve Janine Lafosse, 98 ans aujourd’hui, qui était l’institutrice de 3ème année primaire de Stéphane Moreau quand il fréquentait l’école communale d’Alleur. Dans le bulletin de notes du jeune Stéphane d’alors, Mme Lafosse avait en effet écrit « Dissipé, bruyant, bavarde beaucoup avec ses camarades en classe et ne fait pas preuve d’une attitude studieuse. » Pour les avocats de M. Moreau, il n’y a aucun doute : cette déclaration porte une atteinte grave à ses droits fondamentaux et à son image sociale.

Contactée dans la maison de repos où elle séjourne, Mme Lafosse n’a pas souhaité réagir, affirmant ne pas comprendre de quoi ou qui il s’agit, et clamant qu’elle ne se souvient pas de ce qu’elle a écrit dans les bulletins de ses élèves il y a des décennies.

Jugement avant le mois de septembre 2037, le temps pour les magistrats de mener tous les devoirs d’enquête complémentaires et d’auditionner toutes les personnes citées à comparaître.

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