« Le monde rural, c’est chez moi », a déclaré mercredi 28 février la présidente du Front national Marine Le Pen au Salon de l’agriculture où elle a dénoncé la « disparition programmée » du secteur. « Je n’ai pas envie de voir détruire mon chez-moi comme des millions de Français qui n’ont pas envie de voir disparaître l’agriculture », a déclaré devant une nuée de caméras la dirigeante frontiste. « Cette disparition est pourtant programmée. […] La situation de l’agriculture devient catastrophique : 350 euros de revenus mensuels, un agriculteur qui se suicide tous les jours depuis 5 ans, 300 faillites en 2017, et on ouvre le marché à des concurrents qui ne respectent ni nos normes sociales ni nos normes environnementales », a estimé la députée du Pas-de-Calais.

La responsable politique déambule dans les travées sans être ennuyée, alors qu’elle avait été accueillie par quelques casseroles l’an dernier en marge de sa visite, en pleine campagne présidentielle. « Les cornes sont chaudes », dit-elle en s’arrêtant devant la plus célèbre des vaches du salon, Haute, du Cantal, que tous les politiques caressent en entrant. Elle s’arrête volontairement devant un panneau où on peut lire « accord UE-Mercosur, consommateurs et éleveurs en danger », pour y contester le projet d’accord de libre-échange entre l’UE et quatre pays sud-américains (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay) et le Ceta, traité de libre-échange entre l’UE et le Canada.
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