« Avec le président Assad, j’ai abordé le droit de porter le foulard pendant une séance de torture »

Alors que la question de la pertinence du voyage du député bruxellois Alain Destexhe (MR) en terre syrienne fait l’objet de nombreuses polémiques, celui-ci a fait le point, lors d’une conférence de presse organisée dans la salle Felix Dzejinski du Ministère syrien de la Vérité, sur les avancées qu’il estime avoir pu engranger au cours de son séjour.

« Si les points de convergence sont nombreux avec ce régime visionnaire dont on ne s’étonnera pas que le chef soit ophtalmologue, il ne faut pas non plus taire l’existence de différends. Entre alliés, on a un devoir de vérité. », a ainsi déclaré le député bruxellois.

Celui que les medias syriens ont déjà rebaptisé « L’ami des peuples qui restent chez eux » a profité de son « entretien cordial et chaleureux » avec le Président Assad pour aborder un point de friction avec le régime syrien qui lui tient particulièrement à cœur : celui du port du foulard par les femmes soumises à la torture.

« En ces temps d’agitation, je peux comprendre que les services en charge de la torture, qui sont débordés par le travail à accomplir et demeurent gravement sous-staffés, soient tentés par la logique des accommodements raisonnables lors de l’application professionnelle de sévices proportionnés », a tempéré le trublion de la politique belge.

Avant, toutefois, de poursuivre en martelant : « Il faut bien se rendre compte de la logique du pied dans la porte que pratiquent les islamistes : ils commencent par revendiquer le port du voile pendant les séances de torture mais tout le monde sait bien qu’à terme, leur objectif, c’est la non mixité des bains de sang. » D’après le député, le président El-Assad a fait preuve d’une écoute attentive et se serait même rendu à certains des arguments invoqués. Et de conclure : « Si demain plus aucune femme ne porte le foulard en se faisant torturer, personne ne pourra dire que mon voyage aura été inutile. »

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