« Scandaleux, tout simplement scandaleux » ainsi s’exprimait Jean-Marc Nollet au téléphone, lorsque nous l’avons contacté. C’est sans doute le mot qui convient le mieux à la démarche entamée par le gouvernement. Tel Zola écrivant son terrible « J’accuse ! », l’ancien ministre écolo publiera prochainement une étude révélant que les pilules d’iode distribuées massivement par le gouvernement ne sont en fait que des placebos fait de levure de bière, ces compléments alimentaires en vente libre dans toutes les pharmacies. L’ancien ministre Nollet poursuit : « Je ne suis pas surpris par ce gouvernement, qui ne recule devant rien pour nier le problème nucléaire. Mais j’avoue que j’espérais tout de même un minimum d’honnêteté : les vraies pilules d’iode peuvent sauver des vies, bien que je n’aie pas la moindre idée de ce que sont la tyroïde ou l’iode. »

Marie-Christine Marghem, ministre de l’énergie, a tenu à réagir : « Je tiens à dire que ce foirage incombe au ministre de l’intérieur et à la ministre de la santé; c’était leur idée, pas la mienne. C’est donc à eux qu’ils faut s’en prendre. Moi, ma responsabilité, ce sont les centrales qui risquent d’exploser, pas le cancer que risquent d’attraper les rescapés. Parce que oui, de ce point de vue, Jean-Marc Nollet a raison : le nucléaire va causer des milliers de morts lentes et douloureuses avec ou sans pilules ! ». Quand a Damien Ernst, expert du nucléaire, il a posté sur Facebook une opinion bien tranchée : « J’attends les chiffres pour me prononcer, mais selon moi, nous ne pourrons pas nous passer des pilules d’iodes pour assurer l’autonomie énergétique de la Belgique avant 2025, qu’il s’agisse d’un placebo ou pas.» Publication à laquelle Bouli Lanners a immédiatement répondu : « Évidemment que Monsieur Ernst est favorable à la distribution de pilules : son service est subventionné par le lobby des diodes ! C’est vrai que ça consomme moins, mais en a-t-on vraiment besoin ? »

Oui, le problème du nucléaire, en fait, c’est que beaucoup de personnes qui n’y comprennent rien donnent leur avis et que, malheureusement, ce sont souvent ces personnes qui vont décider si oui ou non, on les ferme ces centrales qui ne vont pas tarder à nous péter à la gueule.

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